Défiant toutes les prévisions, il n’a pas plu hier sur les jardins de la fondation Eugène Napoléon, et nous avons pu pique-niquer sans problème. Nous étions arrivés avec de petits sandwichs ou cakes, mais nos voisins, tous aimables et généreux, partagèrent leurs beaux paniers repas avec nous : salades, jambons, fruits, gâteaux, nous étions bien nourris !
Mais trève de descriptif culinaire ; nous étions présents, avant tout, pour travailler, et c’est ce que nous avons fait, pour notre plus grand plaisir.
Nous avons donc interrompu une première fois le repas par quelques poèmes : Green, de Paul Verlaine, Les roses de Saadi, de Marceline Desbordes-Valmore, Le bouquet, de Jacques Prévert, Le pot de fleurs, de Théophile Gautier, L’amour, d’Adélaïde Dufrénoy, La femme aux roses, de Théodore de Banville, et Qui peut dire où vont les fleurs, de Pete Seeger. Et nous avons, ma foi, obtenu une écoute d’une qualité rare pour ce genre de manifestation.
Ce qui nous fit reprendre quelques trois quart d’heure après, avec “J’écris pour que le jour…”, d’Anna de Noailles, La jeune fille, de Francis Jammes, “Mon bien aimé s’en fut chercher…”, de Marie Noël, Sonnet, de Henry Becque, Dans l’air léger de Leconte de Lisle, Le bouton de rose, de Constance de Salm, Les heures claires, d’Emile Verhaeren, et enfin Le pays, d’Anna de Noailles, encore, qui clôturait cette poétique en deux parties.
Une heure plus tard, nous étions dans la chapelle de la fondation, et, comme prévu, nous interprétions Seul, de Henri Duvernois, que j’avais mis en scène, assisté de Julia Steurer, et que je jouais accompagné de Stéphane Peyran (Paul), Pauline Smadja (Mme Frutte) et Juliette Places (Mme Hellas-Dellesponte). Malgré un écho qui prolongeait à l’infini – nous semblait-il – nos paroles et pouvait parfois les rendre légèrement confuses, la pièce a été très appréciée, et nous avons eu énormément de retours positifs.
Quant à nous, nous avons pris beaucoup de plaisir à jouer cette charmante pièce, et, devant l’enthousiasme qu’elle a suscité, nous allons tout faire pour tâcher de la rejouer au Théâtre !
Un grand merci à Eric de Rethil et aux Plaisirs Elégants, pour nous avoir permis de participer, à notre manière, à ce pique-nique historique et champêtre.
Que Mademoiselle Christine Bienvenu et Mesdames Brigitte Smadja et Claire Places trouvent ici l’expression de mes plus sincères remerciements pour leurs prêts et leur soutien, qui nous aidèrent au-delà de ce qu’elles peuvent imaginer. (La prochaine fois, nous dirons un poème en hommage aux mères…)
Catégories: Association, Theatre
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Encore bravo à tous. J’ai vraiment apprécié ces moments rares d’enthousiasme, de jeunesse et de professionnalisme. Défiant les augures et les cassandres de M. Météo, les Chêneaux s’apprètent à un bel avenir. Je suis pressé de vous retrouver dans de nouvelles aventures. Mes amitiés à vous tous. Philippe