La dernière pièce de Woody Allen, Puzzle, se joue actuellement au Théâtre du Palais-Royal, dans une adaptation de Sébastien Azzopardi et une mise en scène d’Annick Blancheteau et Jean Mourière, qui travaillent en duo depuis de longues années.
La pièce est brillamment servie par tous ses interprètes, emmenés par Michel Aumont, Geneviève Fontanel et Gérard Lartigau. Anne Loiret est, elle, la narratrice qui nous emmène dans les méandres de ce véritable puzzle, construit et déconstruit dans l’espace et dans le temps.
Dans une famille à secrets, comment faire pour sortir du piège dans lequel on s’est enfermé soi-même ? Comment faire pour atteindre à son propre bonheur ? et peut-on, pour cela, ne pas prendre en compte celui des autres ? Pièce psychologique à suspens, Puzzle nous plonge au coeur d’une famille new-yorkaise où il faut sans cesse choisir entre amour et argent. Du Woody Allen tout pur.
La mise en scène d’Annick Blancheteau et Jean Mourière, avec l’appui des décors de Pace et des lumières de Laurent Béal, nous rend cette histoire limpide, traçant un fil rouge entre les méandres de cette pièce.
Pour un pur moment de bonheur, c’est, du mardi au dimanche, au Théâtre du Palais-Royal, 38, rue de Montpensier, Paris I. La location se fait au 01 42 97 40 00.
Catégories: Theatre
Rien à voir avec Woody Allen, mais pour rester chez les english speaking authors, il a fallu que j’attende la prestation de Fiona Shaw dans Oh les beaux jours à Chaillot pour apprécier une pièce de Samuel Beckett. Ce quasi one woman show en anglais surtitré (mais la diction de cette irlandaise étant excellente, on comprend tout) mis en scène par Deborah Warner est tout simplement époustouflant. C’est le talent de cette comédienne qui permet au texte de montrer toute sa profondeur. Don’t miss it!
Allez, restons chez les anglophones, même si en l’occurence il s’agit beaucoup de négritude. La mise en scène par Eva DOUMBIA de “Primitifs about Chester Himes” au théâtre de la tempête est surprenante, voire dérangeante.
En fait, je devrais dire les mises en scène, puisque cette pièce qui évoque la vie de ce grand auteur afro-américain (1909-1984) se construit différemment chaque soir. Bien sûr, la trame est là (rupture de l’homme avec ses femmes), mais une grande part est laissée à l’improvisation. Et la metteuse en scène ne se gêne pas pour intervenir!
Ce qui fait que même si le jeu est un peu inégal, l’ensemble fonctionne bien, et on sort perturbé, autant par la forme que par les problématiques soulevées. (La dernière phrase me fait penser que je suis prêt pour écrire des critiques dans certains journaux!).
Allez, amis des cheneaux, franchissez le périph!
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C’est aussi une pièce que je recommande aussi vivement. Les comédiens sont tous justes et l’articulation de l’intrigue, comme celle des décors, est excellente.