Association à visée artistique et théâtrale, par Guillaume Bienvenu.

La maison du lac.

Rédigé le 20-01-2009 par Juliette

Juliette Blanche, qui participe désormais activement à l’organisation, la promotion et la ligne artistique des Chêneaux, vous propose un premier message sur le blog…

“ « Etre mère, c’est l’enfer! » écrit Alphonse Daudet dans l’Arlésienne… Être père se révèle parfois tout aussi malaisé! Être fille n’est pas non plus si confortable… Surtout si des parents, amants d’exception, sont devenus avec le temps, des complices égoïstes et tendres. Ce pourrait être un sujet de tragédie, puisqu’au fond « tout le monde a un peu raison ». Par bonheur, La Maison du Lac est une comédie. Elle obéit à la règle essentielle du genre qui est de plaire, de divertir et « de faire rire les honnêtes gens ». Tout y est dit… Mais l’amour, le charme et l’humour — vertus essentielles à la ville comme à la scène — permettent toutes les rudesses, toutes les franchises en évitant de trop grands déchirements. ”

Tel est ce que nous livre Jean Piat à propos de La maison du lac.

C’est que La maison du lac est déjà un chef-d’œuvre du cinéma américain grâce à l’admirable interprétation de la talentueuse Katherina Hepburn et du très grand Henry Fonda, tous deux récompensés à la cérémonie des Oscars de 1981. Ici, Maria Pacôme et Jean Piat dansent harmonieusement sur les pas de leurs prédécesseurs et jouent fidèlement le rythme des notes d’Ernest Thompson.

C’est d’abord une belle et longue histoire d’amour qui habite La maison du lac. Kate et Tom Murphy, forment un couple d’amants complice et tendre. Chaque été, ils reviennent dans leur maison de vacances au bord du lac où même les cols verts chantent leur arrivée. Inattendue, Claudia, leur fille unique, vient leur rendre visite avant de s’envoler pour l’Europe. Nous découvrons alors la relation douloureuse qui unit le père et sa fille… Mais la santé fragile de Tom, l’âge mûr de Claudia devenue adulte, nous laissent espérer une réconciliation prochaine… nous verrons. Quoiqu’il en soit, l’Amour est omniprésent; il s’exprime, il se tait parce qu’il est impossible à dire, il pèse parce qu’il est une souffrance, il explose parce qu’il est plus fort que n’importe qu’elle autre chose. Sur scène, nous assistons à des confrontations filiales et humaines. Et même s’il est difficile de s’accepter au départ, les liens perdurent et se renforcent, se brisent puis se rafistolent, se tissent peu à peu…

Nous rions, nous pleurons… mais nous ne regrettons rien.

Mise en scène de Stéphane Hillel. On Golden Pond d’Ernest Thompson dans une adapatation de Jean Piat, Dominique Piat et Pol Quentin. Au Théâtre de Paris, depuis le 15 janvier, au 15, rue Blanche, Paris IX (Métro Trinité). Du mardi au samedi à 20h30; matinée le dimanche à 15h30.

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Catégories: Theatre

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