François Engel a assisté lundi dernier à la lecture à une voix donnée par Jean-Laurent Cochet d’Une fille pour du vent, d’André Obey. Il nous livre ses impressions et sentiments:
«”Athéna, Ô déesse, à qui je ne crois plus, je crois à ta sagesse. Je crois à la sagesse qu’en quittant notre ciel tu as laissée ici, dans un monde de fous, comme un parfum des anciens temps, comme l’odeur de jeunesse d’un grand secret perdu. Il laisse tomber sa tête tandis que le rideau baisse…”
Jean-Laurent Cochet se lève de la table où il était installé sur la dernière réplique d’Ulysse qu’il cite de mémoire. Il vient d’achever la lecture d’Une fille pour du vent. La pièce d’André Obey. Silence. La salle vacille entre le désir de garder son écoute attentive, mais finit par rompre, à l’appel de deux mains qui battent, en une salve d’applaudissement: Le comédien ne vit pas que de beauté. Il faut aussi le nourrir de vivats. Le regard de Cochet qui brillait d’un étrange éclat passe de l’horizon vers la salle remuante. Le comédien reprend ses habits de ville. Il se penche, salue, recherche dans les rangs ceux qu’il aime dans cette moisson de bravos. S’étonne parfois – on dirait…
Pour cette pièce dont il dédia la lecture à Laurent Blanchard, Jean-Laurent Cochet fut non seulement l’acteur, mais aussi le chef d’orchestre. On pense à Monteux, à Genève, dirigeant l’Oiseau de feu. D’un geste, il donne la parole à Agamemnon, d’un autre il tempère Ménélas, engage Ulysse dans son lamento… Klytemnestre se résigne au destin de sa fille, accueillant les hommages dus à son rang… Le soldat mort nous apparaît dans sa paisible beauté. Il ne l’a pas vaincue, la mort, mais il l’a mariée à Iphigénie. Avec cette enfant et Obey, il demeure éternellement jeune comme un parfum des anciens temps. Un grand secret retrouvé.»
Merci, François, de nous faire partager vos enthousiasmes…
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Notre cher ami François Engel, fidèle de nos lectures, et qui nous avait rejoint à la rentrée dernière à l’occasion de notre lecture d’Une fille pour du vent, d’André Obey, a réussi à convaincre Jean-Laurent Cochet d’organiser une lecture publique de cette pièce, qu’il avait montée (unique fois depuis la création) dans les années 80.
Jean-Laurent Cochet est habitué à l’exercice de la lecture à une voix, qu’il pratique avec brio, et est un des grands connaisseurs de l’œuvre d’André Obey. Cette lecture-ci, aura lieu le 21 janvier à 18h00 au Théâtre de la Pépinière Opéra, 7, rue Louis le Grand, Paris II. Cet événement rare me semble à ne pas manquer, et c’est pourquoi j’ai voulu vous en faire part.
Les réservations s’effectuent par téléphone, au 01.42.61.44.17, et l’entrée vous coûtera 15€, et 11€ si vous êtes étudiant — fauché ou non.
François Engel a également réédité Une fille pour du vent, que vous pouvez dès à présent commander via le site Internet des Éditions Fluo.
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Amis, Lectures
En cette fin d’année 2007, et pour fêter le cinquantième anniversaire de sa mort, de nombreux théâtres ont programmé des pièces de Sacha Guitry. Les Chêneaux ne pouvaient manquer cette occasion de rendre hommage à cet homme aux nombreux talents, et au rare génie.
C’est ainsi que, sous l’impulsion de Guillaume Rumiel, nous avons décidé de monter, assurant la direction artistique d’une production des Élégances, une des pièces de jeunesse du Maître: Faisons un rêve… Le classique trio mari – femme – amant sous la plume de celui qui avait déjà écrit Le Veilleur de nuit!
Si les vedettes jouent à Édouard VII, ou dans d’autres non moins prestigieux théâtres, nous avons décidé de jouer cette pièce dans un endroit exceptionnel – au sens premier – puisqu’il s’agit du plus petit théâtre de Paris: La Loge nous accueillera tous les mardis de décembre 2007 à janvier 2008, à 21h30.
Vous pourrez y découvrir trois jeunes comédiens déjà pleins de talent, et mettant leur énergie au service d’un de nos plus grands auteurs: Melle Éva d’André et MM. Guillaume Rumiel et Pierre Prunel, que j’ai, avec le plus grand plaisir, dirigés dans les méandres du mariage, de l’amour, et du mensonge…
Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur le site Internet de la pièce. Nous vous attendons un (au moins!) mardi au 2, rue La Bruyère, Paris IX, après que vous avez réservé au 01.42.82.13.13.
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Amis, Annonces, Theatre
Juste à côté du Pranzo, où nous avons nos habitudes, vous pourrez retrouver une de nos lectrices, Perrine Marquès, dans son dernier spectacle: Perrine et ses grosses rêveuses, d’après les textes de Paul Fournel, édités au Seuil. Souvenez-vous, Perrine nous en avait donné en avant-première un extrait lors de notre dîner de clôture de la saison dernière…
Cela se passera au Kibele, 12, rue de l’Echiquier, Paris X, les vendredis 12 et 26 octobre à 20h00 pétantes. Les membres des Chêneaux bénéficieront du tarif réduit de 7 euros, incluant une consommation.
Vous pourrez trouver de plus amples informations sur la page MySpace de Perrine.
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Amis, Theatre
Eve Dufaud nous invite à venir assister à une Carte blanche poétique organisée par Matthias Vincenot le lundi 8 octobre à 20h00 à l’ampithéâtre Guizot de la Sorbonne.
Matthias Vincenot, jeune poète plein de qualités (Le bonheur, rappelle-toi…, La Passe du Vent, 2004, La vie, le vent, Lanore, 2006, entre autres…) a eu la merveilleuse idée d’offrir à des comédiens d’âges, d’horizons et de parcours très différents, un moment à eux afin qu’ils puissent donner à partager leur amour de la poésie.
Outre Eve Dufaud, vous aurez donc l’occasion d’entendre Julie Delarme, Eve Griliquez, Audrey Marnay, Claude Mercutio, Léopoldine Serre, Cyrille Thouvenin et Claude Vinci.
Pour y assister, entrez, même sans le sou, par le 17 de la rue de la Sorbonne, Paris V, après avoir réservé au 01 40 46 33 72 ou à nicole.legendre@paris4.sorbonne.fr.
Cet évènement est organisé avec le soutien du Service Culturel des Etudiants de l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV).
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Amis, Lectures, Rencontres
Camille Glémet, membre plus qu’active des Chêneaux, jouera bientôt avec sa troupe Les Ongles Rouges, composée de Camille Glémet, Manon Iattoni, Béatrice Quost, et Livia Phelizon au piano. Deux dates au mois de septembre :
Si vous ne connaissez pas encore Les Ongles Rouges et que vous êtes utilisateur de MySpace, vous pouvez vous rendre sur leur page et ainsi faire leur connaissance…
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Amis, Concert
Je vous rappelle que la Première de Virulla, la comédie musicale sur laquelle j’ai travaillé en tant qu’assistant metteur en scène, aura lieu demain soir, lundi 17 à 20h30 au Théâtre du Gymnase.
Si vous ne pouvez pas demain, vous pourrez vous rattraper les lundis 24 septembre et 1er octobre, après quoi le spectacle partira en tournée. Les membres des Chêneaux bénéficient d’un tarif exceptionnel de 9 €. Pour pouvoir en bénéficier, contactez-moi!
Mis en scène par Danuta Zarazik, Virulla est un opéra-rock dont le livret a été composé par Année Leed, et la musique par Jean-Louis Giudice. Les chorégraphies sont de Laurence Escortell et Charly Moandal.
Avec Quentin Derose, Marie Raluy, Camille Houssière, Elodie Keith, Emilie Dessartre, Julie Dessartre, Thomas Debove, Donia Ibassen et Remi Thieulin, ainsi que de nombreux danseurs.
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Amis, Theatre
En cette période estivale, il ne vous manquait qu’une chose, je le sais : un petit mot des Chêneaux. Et si vous n’en avez pas eu pendant ce long mois de Juillet, c’est que j’étais affairé, et je viens vous rendre compte de mes activités.
Je suis en effet assistant metteur en scène sur un gros projet : Virulla, une comédie musicale jouée uniquement par des adolescents (de 13 à 18 ans) et mise en scène par Danuta Zarazik. Et nous étions en plein dans les répétitions, afin que le spectacle soit prêt pour le 17 septembre, date de la première, qui aura lieu au Théâtre du Gymnase.
Et c’est un sacré boulot ! Passionnant et épuisant. “Assistant mise en scène”, de quoi s’agit-il, au juste ? Et bien, au juste c’est très difficile à déterminer. En gros, en revanche, voici ce dont il s’agit : évidemment assister le metteur en scène pendant les répétitions et les diriger lorsque celui est occupé ailleurs, prendre avec lui les décisions concernant costumes, décors, etc…, constamment vérifier qu’il n’y a pas de problème où que ce soit, être à l’écoute des doléances de tous les membres de l’équipe, faire la police en rappelant à l’ordre les retardataires et les turbulents, organiser la répartition des temps de travail, appeler les pompiers en cas d’accident… De multiples tâches donc, certaines plus intéressantes que d’autres mais toutes dirigées vers le Spectacle final.
Travailler avec des jeunes est bien difficile également, mais source de nombreux plaisirs. Tout le travail consiste à leur faire oublier leurs copains, ricanant autour d’eux. Tant qu’ils se considèrent entre eux, c’est un travail d’acharnement éreintant. Mais au moment où l’un d’entre eux “plonge” et se livre à nous, alors… c’est magique ! et l’on pourrait mettre le meilleur comédien confirmé à leur côté qu’on ne le verrait pas même.
Voilà, voilà… Nous pourrons aller soutenir ces jeunes acteurs / chanteurs / danseurs à la rentrée, juste en face du Pranzo ! Année Leed a écrit le livret de Virulla, Jean-Louis Giudice la musique, Laurence Escortell et Charly Moandal en ont reglé les chorégraphies, le tout s’insérant dans une mise en scène de Danuta Zarazik.
En attendant, vous recevrez de moi quelques nouvelles encore, et quelques citations à propos de notre métier d’art. Restez connectés !
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Allez, debout, arrêtez de musarder, et courez vite au Théâtre de Nesle (8, rue de Nesle, Paris VI) assister, à 21h00 et jusqu’à samedi 26 mai, à ce spectacle conçu par Maxime d’Aboville, mis en scène par Sébastien Tonnet, avec ce même Maxime d’Aboville et Eléonore Bauer.
“Vous ne voulez pas de moi ? Tant pis !” est un montage décapant de scènes de couple du Répertoire. Et ça fuse dans tous les sens pendant l’heure trop courte ! de la représentation. On commence par les deux fameuses scènes du pré aux vaches et de l’ougadaï de “La demande en mariage” de Tchékhov ; on enchaîne par du Feydeau et son costume de Roi Soleil de “Feu la mère de Madame” ; la tête nous tourne ensuite, plongés que nous sommes dans les récriminations joyeuses de “La peur des coups” de Courteline ; et enfin -enfin !- le bisou de “L’ours” remporte toute notre approbation, et nous force, oui, force (comment pourrait-on faire autrement face à tant de vie) à fondre en applaudissements !
Les textes sont menés tambour battant, nous donnant à peine le temps de reprendre notre souffle… mais on en redemande, et c’est le sourire aux lèvres que l’on se retrouve dans la vraie vie. Mais s’il n’y avait que cette maîtrise indéniable des textes… Et bien non, il y a plus : il y a la jouissive complicité que Maxime et Eleonore ont su créer (jouant de leurs différences encore plus que de leur esprit commun), et qu’ils exploitent sans vergogne, pour notre plus grand plaisir.
Dernière minute : en raison du succès, Les Duellistes, pour contenter leur sadique public, prolongent leurs engueulades les 7, 8 et 9 juin à 19h30, toujours au Théâtre de Nesle. Pensez à réserver, au 01 46 34 61 04.
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Deux des membres des Chêneaux, MM. Guillaume Rumiel et Guillaume Dumoulin, se sont retrouvés sur un projet assez fou, avec, pour chacun, de lourdes responsabilités.
Guillaume Rumiel n’a rien de moins à faire que d’interpréter, dans cette adaptation des “Caprices de Marianne”, le rôle d’Octave… Autant dire qu’il avait à porter la pièce. Et il la porte !
Quant à Guillaume Dumoulin, il a, accompagné de Paul-Edouard Gondard, repris en main toute la production des représentations, et la gestion de la salle – depuis les contrats et la publicité jusqu’à la caisse.
“La Maya”, d’après “Les Caprices de Marianne”, d’Alfred de Musset, se joue le 25 mai à 19h00 au Théâtre de la Reine Blanche (2 bis, passage Ruelle Paris XVIII), et les 10 et 12 juin à 20h30 au Passage vers les étoiles (17, cité Joly Paris XI), dans une mise en scène d’Ewan Lobé Jr., et avec Claire Morin, Guillaume Rumiel, Vincent Launay, Alexandre Morand, Philippe Rouyer et Samar Salamé (soprano).
Plus d’informations sur le blog de la pièce.
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J’ai eu l’honneur et le plaisir, durant toute cette année, d’assister Danuta Zarazik dans ses cours de théâtre auprès des élèves de Premières et Terminales de l’option Art dramatique du lycée Rodin. Après quelques mois de travail sur l’improvisation, les élèves ont abordé deux textes issus du répertoire du XXème siècle : “Un riche, trois pauvres”, de Louis Calaferte, pour les Premières, et “L’Opéra de Quat’sous”, de Bertold Brecht, pour les Terminales.
Quelques répétitions plus tard – au rythme de trois heures par semaine…, le bac approche. Et le spectacle ! En effet, vendredi 25 mai, la salle Gérard Philipe du lycée Rodin accueillera ces deux pièces et leurs tout jeunes interprètes.
Première expérience de jeu pour beaucoup d’entre eux, et première expérience de transmission des savoirs et savoir-faire pour moi ! Comment dit-on ? ah oui : le stress…
“Un riche, trois pauvres” à 19h00 et “L’Opéra de Quat’sous” à 20h30, c’est vendredi prochain, le 25 mai, au 19, rue Corvisart, Paris XIII (Métros Corvisart, Glacière ou Gobelins).
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Amis, Theatre
Dans le cadre des lectures de la Huchette, Guy Moign dirigera une lecture d’une pièce de Matéi Visniec, “Les détours Cioran ou Mansarde à Paris avec vue sur la mort”, le lundi 9 avril à 14h30, au théâtre de la Huchette (23, rue de la Huchette, Paris V, M° Saint-Michel).
Participeront à cette lecture Guillaume Bienvenu, Stéphanie Chodat, Denis Daniel, Emmanuel Delivet, Guy Moign et Nell Reymond.
C’est avant tout une pièce sur la mémoire. Sur la mémoire d’un certain Monsieur Cioran qui, un jour, en sortant des éditions Gallimard, oublie le chemin de retour à la maison… Cette pièce parle aussi du rôle du philosophe dans la cité, de son devoir de lucidité dans un monde hanté par tous les totalitarismes, de l’Etranger qui traverse les frontières des cultures pour les enrichir toutes… Et puis il y a aussi ce regard sur l’homme et ses contradictions à travers un siècle, le siècle passé, qui a été particulièrement meurtrier. Un siècle qui nous a laissé des questions auxquelles un certain Monsieur Cioran, apatride d’origine roumaine, a répondu par la démolition de toute idée susceptible de sauver l’humanité.
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Suite au triomphe de la saison précédente, le Petit Théâtre Hébertot a décidé de reprendre les jeudis, vendredis et samedis à 19h00 “L’affaire Dussaert”, un monologue écrit, mis en scène et joué par Jacques Mougenot.
Si vous ne l’avez pas encore vu, courez-y vite, c’est un spectacle étonnant et d’une qualité rare. L’idée de ce monologue est née de la rencontre entre Peggy D’Argenson, galeriste, critique d’art, qui exposa et promut l’œuvre de Philippe Dussaert, et Jacques Mougenot, comédien, auteur dramatique, qui avait déjà parlé peinture dans sa précédente pièce : Corot. Il ne pouvait qu’être séduit par l’histoire et la personnalité de Philippe Dussaert (1947-1989), plasticien, initiateur du mouvement vacuiste dans les années 80, et surtout par l’affaire que suscita sa dernière œuvre. Il était d’autant plus utile et opportun de rappeler cet événement que l’actualité de l’époque l’avait (guerre du Golfe oblige) quasiment passé sous silence. C’est l’occasion pour l’auteur d’aborder avec humour le thème de l’art contemporain et de ses abus, en mêlant dans cette pseudo-conférence, satire et comédie, cocasserie et gravité, pertinence et impertinence.
Si vous y avez déjà assisté, je ne peux que vous inciter à vous y rendre à nouveau afin de profiter du talent de Jacques Mougenot, et d’observer le “dépouillement” de son jeu… C’est une grande leçon pour les apprenti-comédiens !
Et, si le coeur vous en dit, vous pourrez toujours rester après, pour “La cigale et la fourmi”, le spectacle de (et avec) François Mougenot, accompagné par son frère Jacques, que nous vous avions déjà recommandé.
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Les Compagnons de la Chimère présentent, jusqu’au 15 avril, leur nouveau spectacle au Théâtre 13 : “Les Revenants”, de Henrik Ibsen. Courez-y !
Oswald, écarté de la vie de famille par sa mère pour des raisons qu’elle seule connaît, rentre enfin de Paris. Mais il en revient malade. Madame Oswald, sa mère, entrevoit alors comment le guérir, mais il lui faudrait déterrer ses souvenirs et ses peurs. Elle va ouvrir une spirale infernale dans laquelle chaque personnage se trouvera embarqué et devra effronter ses propres Revenants…
Comme il le dit lui-même, Arnaud Denis, qui a mis en scène, a pris le parti “de ne pas [s’]interposer entre l’auteur et le public.” Et, faisant confiance au génie d’Ibsen, ils ont réussi à rester sur ce mince fil d’équilibriste entre l’ombre et la lumière. Ne nous dévoilant que le nécessaire, les comédiens nous font partager le trouble de leurs personnages, et nous voilà alors embarqués sur cette mer houleuse qui nous entraîne et nous aspire pendant 1h45.
Allez vous jeter dans la cale du Théâtre 13, 103 A, boulevard Auguste Blanqui, M° Glacière ! Vous y retrouverez avec délice Michèle André (Madame Alving), Arnaud Denis (Oswald), Jean-Pierre Leroux (le Pasteur Manders), Bernard Métraux (Engstrand) et Elisabeth Ventura (Régine) dans des costumes d’Emmanuel Puduzzi, des lumières de Laurent Béal et un décor de Millie.
Sachez également que Stéphane Peyran, qui participe régulièrement à nos lectures, était assistant à la mise en scène pour ce spectacle.
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Animés depuis Janvier 2007 par Guillaume Bienvenu, Les Chêneaux sont une association loi 1901 à visée théâtrale, organisant des lectures publiques, des ateliers et des enregistrements radiophoniques. Elle s'intéresse tout particulièrement aux textes modernes, qu'ils figurent en première ligne des répertoires traditionnels ou qu'ils aient été négligés par leurs contemporains.
Auriez-vous la moindre question sur notre association ou ses activités, n'hésitez pas à nous . C'est toujours avec plaisir que nous vous répondrons.
Vous pouvez consulter les archives des Chêneaux depuis le mois de Février 2007. Souhaiteriez-vous que nous parlions d'un événement qui vous est cher sur le journal de l'association, n'hésitez pas à nous .