Voici les retours que nous avons reçus de l’intervention des Chêneaux autour des Femmes savantes, de Molière, auprès des élèves de Seconde de l’option Art dramatique du lycée Darius Milhaud, dans le Val-de-Marne. Un questionnaire, évidemment anonyme, a été remis aux élèves deux semaines après la dernière séance.
Rappelons que cette intervention s’est déroulée en deux fois: une première séance axée sur la pièce elle-même et la compréhension globale des situations dramatiques qui y sont proposées; une seconde, après que les élèves avaient été voir la mise en scène de Colette Teissèdre au Théâtre du Nord-Ouest, traitant plus de l’interprétation et faisant appel à quelques exercices et improvisations.
Les trois moments fort de l’intervention qui leur sont revenus le plus souvent à l’esprit sont: les improvisations, “faire son texte” pour cerner la situation et envisager une plus juste interprétation, et les discussions plus générales sur le théâtre. L’humour et la faible différence d’âge entre les élèves et l’intervenant ont également été cités à plusieurs reprises comme un facteur bénéfique à la qualité de l’intervention.
Quelques citations: ”Il a su nous faire part de sa passion sans nous ennuyer”, ”Il arrive à nous captiver par une simplicité que nous avons aimée”, ”Il aborde le théâtre de manière moderne“… Merci à tous les élèves d’avoir pris quelques minutes pour répondre à ce questionnaire!
Si vous souhaitez organiser une intervention scolaire (de la 4ème aux classes préparatoires) ou pour une soirée théâtrale entre amis, n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir d’établir avec vous un programme sur mesure, adapté à vos besoins et à vos attentes…
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Avis, Rencontres, Theatre
François Engel a assisté lundi dernier à la lecture à une voix donnée par Jean-Laurent Cochet d’Une fille pour du vent, d’André Obey. Il nous livre ses impressions et sentiments:
«”Athéna, Ô déesse, à qui je ne crois plus, je crois à ta sagesse. Je crois à la sagesse qu’en quittant notre ciel tu as laissée ici, dans un monde de fous, comme un parfum des anciens temps, comme l’odeur de jeunesse d’un grand secret perdu. Il laisse tomber sa tête tandis que le rideau baisse…”
Jean-Laurent Cochet se lève de la table où il était installé sur la dernière réplique d’Ulysse qu’il cite de mémoire. Il vient d’achever la lecture d’Une fille pour du vent. La pièce d’André Obey. Silence. La salle vacille entre le désir de garder son écoute attentive, mais finit par rompre, à l’appel de deux mains qui battent, en une salve d’applaudissement: Le comédien ne vit pas que de beauté. Il faut aussi le nourrir de vivats. Le regard de Cochet qui brillait d’un étrange éclat passe de l’horizon vers la salle remuante. Le comédien reprend ses habits de ville. Il se penche, salue, recherche dans les rangs ceux qu’il aime dans cette moisson de bravos. S’étonne parfois – on dirait…
Pour cette pièce dont il dédia la lecture à Laurent Blanchard, Jean-Laurent Cochet fut non seulement l’acteur, mais aussi le chef d’orchestre. On pense à Monteux, à Genève, dirigeant l’Oiseau de feu. D’un geste, il donne la parole à Agamemnon, d’un autre il tempère Ménélas, engage Ulysse dans son lamento… Klytemnestre se résigne au destin de sa fille, accueillant les hommages dus à son rang… Le soldat mort nous apparaît dans sa paisible beauté. Il ne l’a pas vaincue, la mort, mais il l’a mariée à Iphigénie. Avec cette enfant et Obey, il demeure éternellement jeune comme un parfum des anciens temps. Un grand secret retrouvé.»
Merci, François, de nous faire partager vos enthousiasmes…
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Amis, Avis, Lectures
Notre ami Juanito est allé au théâtre, et nous livre ses deux dernières impressions:
«Surtout, surtout, courez vite voir La maison de Bernarda Alba de Lorca au Théâtre Gérard Philippe à St Denis. Une mise en scène fantastique, inspirée de Guignol, qui donne tout son sens au texte de Lorca. Bravo à Andrea Novicov et aux comédiens!
Quant à Jean la Chance (TQI, Ivry), texte de Brecht retrouvé il y a une dizaine d’années, malgré un David Ayala convaincant et naïf à souhait, et une mise en scène poétique, la fable ne méritait peut-être pas d’être retrouvée…»
Vous pouvez aller voir la pièce de Federico Garcia Lorca jusqu’au 3 février. Plus d’informations sur le site du théâtre.
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Avis, Theatre
Faisons un rêve… a encore reçu deux critiques, postées sur Internet, sur des sites dédiés à la culture.
Les Chêneaux tiennent à remercier ces quelques personnes, qui nous ont fait l’honneur de venir nous voir, dès nos premières représentations, et qui ont pris le temps d’écrire un petit mot sur le spectacle.
Je profite également de ce message pour remercier de tout cœur Les Élégances, producteur de la pièce, sans qui ce projet n’aurait jamais pu voir le jour.
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Avis, Theatre
… d’aller voir Faisons un rêve…, tel est le titre d’un article consacré à la dernière réalisation des Chêneaux, qui se joue actuellement à La Loge, 2, rue La Bruyère, Paris IX.
Vous pourrez trouver cette critique dans le supplément Styles du dernier numéro de L’Express, hebdomadaire national comme chacun sait, ou bien tout simplement en cliquant ici.
Je suis ravi et honoré que cette critique soit ce qu’elle est, et je tiens à remercier à nouveau ceux qui, de près ou de loin, nous permettent d’engager de telles créations. Vous qui nous faites confiance, merci!
Je vous rappelle que Faisons un rêve…, de Sacha Guitry évidemment, se joue tous les mardis du mois de janvier, à 21h30. Si vous souhaitez venir, réservez-donc: nous jouons à guichet fermé! Le plus simple reste d’appeler le 01.42.82.13.13.
Vous trouverez toutes les informations sur le site Internet de la pièce.
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Avis, Theatre
Voici les dernières recommandations théâtrales de notre ami Juanito:
Deux bons Shakespeare dont un à ne pas manquer quand il va jouer autre part (c’est complet): Mesure pour mesure au TQI, et Othello à la Cartoucherie.Pour mesure, tout est bon, pour Othello, la mise en scène et la prestation de Iago vallent le détour.
Et particulièrement pour ceux qui suivent les lectures, un exercice théâtral parfaitement réussi au Théâtre Gérard Philipe à St Denis: La Marquise d’O d’Heinrich von Kleist. Une lecture jouée, parfaitement mise en scène par Lukas Hemleb, et interprétée magistralement, surtout par Cécile Garcia-Fogel et Simon Eine.
Bonnes sorties!
Quelques petites informations supplémentaires sur les Shakespeare: il s’agit des mises en scène de Adel Hakim pour Mesure pour mesure, au Théâtre des Quartiers d’Ivry et de Gilles Bouillon pour Othello, qui joue au Théâtre de la Tempête.
Merci Juanito!
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Avis, Theatre
La pièce que vous allez avoir la chance d’entendre le 5 septembre est probablement, de toutes celles d’André Obey, la plus proche des interrogations de notre temps.
Paradoxalement, c’est parce qu’elle emprunte beaucoup à la tragédie grecque qu’elle nous est le plus proche. Malgré les immenses progrès matériels que notre civilisation a fait, l’espoir presque infini apporté par la science – les sciences ! – se brise sur notre littérature – et, hélas, en priorité, notre théâtre contemporain - qui n’est plus que le reflet d’un monde cassé nous renvoyant à notre désenchantement. Plus que jamais, les dieux se rient de nous.
Le destin de cette Iphigénie moderne qu’Obey nous fait vivre et qui, contrairement à celle d’Euripide, est réellement sacrifiée1 , c’est que sa mort est le révélateur de l’intégrité de son âme – ce que revendiquons dans le secret de notre être. Elle nous montre l’absurdité du monde dans lequel elle vit. Ses paroles ont la sincérité de tout être au bord de la mort. Elles posent ainsi la question de l’aveuglement de l’homme qui se soumet à la raison d’Etat en invoquant un destin plus grand que lui – en l’occurrence un Olympe désert, hors des seules ambitions d’Agamemnon.
“Ah ! Ces mots que j’entends, dit Iphigénie, depuis que j’ai des oreilles, et qui n’ont plus de sens, de couleur ni de forme ! Tous ces grands mots pourris… (« colère du ciel », « vengeance des Grecs », « puissance de Troie », « vent propice » - qu’Agamemnon professe pour justifier l’inéluctable sacrifice de sa propre fille pour que le vent se lève et emporte ses troupes vers l’anéantissement de Troie et la mort de dizaines de milliers d’hommes.)
Iphigénie n’est pas dupe. Tout comme Antigone, elle comprend tout ce qu’il faut de lâcheté et de mensonges pour réussir sa vie. Et, tout comme Antigone, elle pose la question suprême : Ne dois-je pas […] plaire à ceux d’en bas (le monde d’Hadès) plus qu’à ceux d’ici, puisque aussi bien c’est là-bas qu’à jamais je reposerai ?2
La forme antique utilisée par Obey, favorise notre distanciation au monde dans lequel nous vivons pour mieux nous y ramener. Confiant au début qu’il ne s’agit que d’un mythe, nous nous retrouvons à la fin de la pièce, confrontés à notre propre désarroi. L’effet cathartique recherché par les premiers tragédiens grecs est pleinement réussi. Il nous renvoie à notre quête mystique dans ce monde où, nous voyons bien, au jour le jour, les lumières de notre civilisation reculer vers un passé qui, pour prestigieux qu’il fut, n’est plus que l’effet de notre nostalgie.
Ainsi, Iphigénie a-t-elle été réellement sacrifiée pour que le vent se lève et nous sauve, ou ne l’a-t-elle été que pour du vent ? Pour rien ?…
C’est Ulysse qui répond à cette question juste avant que le rideau ne tombe.
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Avis, Lectures
Animés depuis Janvier 2007 par Guillaume Bienvenu, Les Chêneaux sont une association loi 1901 à visée théâtrale, organisant des lectures publiques, des ateliers et des enregistrements radiophoniques. Elle s'intéresse tout particulièrement aux textes modernes, qu'ils figurent en première ligne des répertoires traditionnels ou qu'ils aient été négligés par leurs contemporains.
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