Les Chêneaux vous invitent à assister, ce dimanche 20 septembre à 15h, à la première lecture publique de Revenu de l’étoile, d’André Obey, prochaine pièce produite par l’association.
En effet, dans le cadre de la biennale d’art contemporain “Triangle d’art”, organisée par l’association Sans Titre à Ivry-sur-Seine, nous organisons une lecture de la pièce afin de recueillir vos premiers et précieux avis et commentaires. Et si vous ne connaissez pas André Obey, c’est le moment de le découvrir, avec une de ses plus jolies pièces…
Liront Bérengère Dautun, ex-sociétaire de la Comédie-Française, Élisabeth Ventura, Guillaume Bienvenu, Stéphane Peyran, Maxime d’Aboville, Damien Monney et Guillaume Rumiel. Notre ami François Engel sera, lui, à nos côtés pour vous tenir au courant des disdacalies.
Si vous souhaitez assister à un voyage dans le temps, venez à la fin du XIXème siècle avec nous dimanche à 15h. Au fait, l’entrée est libre et la lecture sera suivie d’un verre… ne sont-ce pas de bonnes nouvelles?
C’est au 79, rue Victor Hugo, à Ivry-sur-Seine, au métro Pierre et Marie Curie (ligne 7), à l’usine Réa. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous envoyer un message ou à appeler Hélène Esselinck au 06 75 66 59 82.
Et tenez-vous au courant de l’actualité de la pièce sur le site revenudeletoile.com!
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Lectures, Rencontres, Theatre
Du 8 avril au 2 août 2009, la Cinémathèque française organise une traversée joyeuse et mouvementée dans l’univers décalé de Jacques Tati!
En 2009, le réalisateur de Playtime et des Vacances de M. Hulot aurait eu 102 ans… une bonne occasion de rendre hommage à son génie hors des commémorations obligées. Macha Makeïeff, commissaire de l’exposition avec Stéphane Goudet, en inventera aussi la scénographie, à coup sûr déroutante et colorée, emplie de surprises visuelles et sonores. De la ruralité foraine de Jour de Fête à l’urbanisme futuriste de Playtime, de la villa Arpel ultra-sophistiquée au village Saint-Maur dans Mon Oncle, Tati oppose l’ancien et le nouveau et ironise sur notre environnement architectural. Saturé de signes et de paroles incompréhensibles, de sons et de bredouillis étranges, l’univers de Tati est un véritable labyrinthe visuel et sonore dans lequel on se perd à loisir.
Autour de cette joyeuse exposition et de la programmation de films, de nombreuses propositions pour les individuels et les groupes de tous âges qui exploreront, dans l’esprit de Jacques Tati, les rapports entre sons, espaces et architectures dans un genre burlesque totalement renouvelé.
En particulier, Bruno Podalydès mettra en scène une lecture du scénario jamais réalisé de Tati: Confusion. J’ai pensé que cette lecture, réservée aux groupes, pourrait en intéresser plus d’un parmi nous. Elle aura lieu le samedi 18 avril à 14h00, et l’entrée coûtera 7 euros par personne. À ceci une condition : il faut que nous soyons au moins quinze pour pouvoir y accéder.
Que ceux qui voudraient en faire partie m’envoient un mail, et je vous tiendrai au courant sitôt que le nombre requis aura été atteint! ou pas.
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N’oubliez pas notre rendez-vous de demain, mercredi, à 15h30 au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, pour ouvrir notre troisième saison de lectures avec Combats de possédés, de Laurent Gaudé (Prix Goncourt 2004 avec Le Soleil des Scorta).
Vous y pourrez entendre Damien Monney, Guillaume Bienvenu, Armelle Gallaud, Stéphane Peyran, Christophe Trucchi, Anne-Sophie Liban, William Beaudenon, Fabrice Perrin et Jérôme Hauser, accompagnés par Juliette Places qui lira les didascalies.
Début de saison résolument contemporain, avec cette première pièce, écrite en 1999, au moment même où sort le dernier roman de Laurent Gaudé: La Porte des Enfers (Actes Sud).
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Afin que personne ne soit lésé, et que chacun puisse finir son été le plus tard possible s’il le souhaite, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous reprendrons notre cycle de lectures le mercredi 17 septembre à 15h00, avec Combats de possédés.
Combats de possédés est la première pièce de Laurent Gaudé, auteur contemporain né en 1972 à Paris. Pour nous mettre l’eau à la bouche, voici quelques mots sur la pièce:
«Le patron possède de l’argent et connaît le prix des choses. Il paie pour tout. Pour qu’on le protège, pour qu’on le satisfasse, pour qu’on élimine ses ennemis et pour qu’on ensevelisse leurs corps, pieds et poings liés, dans le terrain vague. Mais soudain, face à l’assassin, il hésite: sa jeunesse l’effraie et il n’a ni allié, ni descendant. Et voilà que le patron, ayant trouvé un fils de vingt ans, se décide à partager son empire, ses secrets, ses plaisirs. Il veut jouer au jeu du père et du fils. Etre généreux et bienveillant. Devant cette proposition inattendue, l’assassin doit choisir: poursuivre son désir de vengeance ou accepter d’être l’héritier.»
Très bientôt, plus d’informations sur cette lecture, et d’autres nouvelles également…
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Non, ce n’est pas un nouveau site Internet de rencontres… Love est le titre de la pièce de Murray Schisgal que nous lirons mercredi prochain, dernière lecture de la saison. Damien Monney nous a proposé, pour finir en beauté, cette comédie en deux actes de celui qui écrivit le scénario de Tootsie.
Nous lirons l’adaptation de Pascale de Boysson et Maurice Garrel, créée en 1965, deux ans après la création américaine, par Laurent Terzieff, Pascale de Boysson et Bernard Noël. Cette fois, ce seront Damien Monney, Camille Glémet et moi-même qui lirons, accompagnés de Jérôme Hauser pour les didascalies.
Sur un pont de Brooklyn, Milt Manville reconnaît son ancien camarade de classe, Harry Berlin, debout sur le parapet, bien décidé à mettre fin à ses jours. Et si l’homme d’affaires refourguait à son ami déprimé Ellen Manville, sa propre épouse? L’un séduirait librement une autre femme; l’autre trouverait un remède à sa profonde solitude… Une comédie qui se moque, (entre autres choses) de l’amour, du mariage, de l’attendrissement sur soi-même, du désespoir, du suicide et de l’homosexualité. Rien que ça!
Rendons-nous au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, le mercredi 4 juin, à 15h00, pour entendre cette comédie humaine!
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Chacun s’était prêté au jeu mercredi dernier lors de la séance de lecture / travail que nous avions organisée. Il y avait même tellement de textes que nous n’avons pas pu tous les entendre! Voici les textes sur lesquels nous nous sommes penchés:
Cette rencontre a été passionnante, et nous ne manquerons pas d’en organiser davantage! Et jusqu’à ce qu’une Compagnie soit formée alors nous ne nous quitterons plus d’une semelle et travaillerons ensemble sans relâche… Un grand merci à ceux qui se sont prêtés au jeu.
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Pour fêter ce mois de mai, notre rendez-vous du premier mercredi du mois sera un peu spécial… Au lieu de se retrouver pour lire une pièce et en discuter après, nous allons travailler un peu ensemble. L’occasion pour les lecteurs de se confronter aux idées des autres, et pour nos chers auditeurs d’assister à une séance de travail et de voir comment les comédiens travaillent. Une sorte de masterclass, sans master…
Voici le principe : les lecteurs habituels, ou ceux qui souhaitent se lancer (n’hésitez pas !) apportent un texte de leur choix — poème, prose, scène de théâtre, séquence de film, texte d’audition, etc. — qu’ils souhaitent travailler, en quelques exemplaires. Après, et en fonction du genre, ou bien nous écouterons le texte et essayerons de travailler ensemble dessus, ou bien chacun pourra en proposer une lecture.
Partage et réactivité seront les maîtres-mots de cette rencontre, qui aura lieu mercredi 7 mai à 15h00 au Zig-Zag, toujours 32, rue des Carmes, Paris V.
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Ce fut la grande et principale question que chacun d’entre nous se posa à l’issue de la lecture de Léopold le «bien-aimé», de Jean Sarment, qui eut lieu mercredi dernier, dans notre chère petite cave du Zig-Zag.
Après avoir attentivement écouté la lecture, dont la qualité était plus élevée que jamais, grâce au travail de répétition fourni, nous avons tous, comme à notre habitude, débattu du sens de la pièce, ainsi que de ses qualités et faiblesses.
Et chacun d’entre nous de se poser la question suivante: nos personnages, et en particulier Léopold, sont-ils sujets à l’amour, ou bien à une sorte d’égoïsme assez poussé? Est-ce l’amour qui lie Marie-Thérèse au rôle-titre, ou bien est-ce tout simplement que chacun des deux trouve son compte dans cette relation? Plus généralement: la pièce est-elle, comme on pourrait le croire à première vue, tintée d’optimisme, ou bien au contraire nous attire-t-elle vers un côté… obscur de nous-même?
Nous nous sommes ensuite interrogés sur “l’actualité” de la pièce et sur son éventuel impact si elle était remontée aujourd’hui. Certains trouvaient la pièce résolument datée tandis que d’autres lui trouvaient de nombreux aspects intemporels, éternels… Âpre discution restée sans conclusion définitive, évidemment. Seul un éventuel public pourrait apporter une réponse. Toujours est-il que Léopold le «bien-aimé» a soulevé de nombreuses questions… ce qui est déjà remarquable.
La prochaine lecture des Chêneaux aura lieu le mercredi 2 avril à 15h00. Pour un tout autre style. Mais je ne vous en dit pas plus pour l’instant…
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Premier mercredi du mois, le cinq mars verra se tenir la lecture, par Les Chêneaux, de Léopold le « bien-aimé », une pièce de Jean Sarment créée, dans une mise en scène de Louis Jouvet, en octobre 1927. Avec, sur le plateau, quelques grands noms de l’époque, ou qui allaient le devenir: Louis Jouvet et Jean Sarment en personne, mais aussi Michel Simon Valentine Tessier, ou bien encore Lucienne Bogaert.
Nous sommes à la campagne en plein été, il fait chaud meilleur au bord de l’eau. Léopold est rentré de son long voyage. Est-ce lui ou l’été torride qui tourne la tête de tous ces braves gens qui l’entourent? En vacances, nous suivrons les aventures de tous nos personnages, à la pêche, buvant des cocktails, et, surtout, surtout: aimant!
Suant sous les émotions et la chaleur du corps, Eva d’André, Eve Dufaud, Pauline Smadja, Perrine Marquès, Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel, Stéphane Peyran et moi-même aurons l’extrême plaisir de vous emmener loin du stress quotidien.
Que ceux qui ne sont pas partis au ski se retrouvent donc mercredi 5 mars 2008 à 15h00 au Zig-Zag, pour un voyage au soleil!
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En plus d’un an de rencontres et de découvertes communes, nous avons appris à nous connaître, à savoir quels étaient nos emplois, et ce que nous aimions lire. Nous avons “pris contact”…
Nos lectures bi-mensuelles nous ont permis de continuer à travailler, de découvrir de nouveaux textes et de nouveaux partenaires. Parce que c’était l’enjeu de départ des Chêneaux, je remercie, avec toute la direction de l’association, et du fond du cœur, ceux qui ont désiré participer à cette aventure.
Mais aujourd’hui, il est temps pour nous d’infléchir légèrement notre cap, et vers le public. Aller vers le public, c’est lui présenter des lectures d’une qualité certaine, un travail en commun abouti. En réduisant notre rythme de lectures à une par mois, nous nous donnons ainsi le temps de travailler ensemble en amont, et d’offrir ensuite à nos auditeurs une écoute plus aisée et plus forte de sens.
Les lectures des Chêneaux auront dorénavant lieu le premier mercredi du mois, à 15h00, toujours au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V.
Nous nous retrouverons donc mercredi 5 mars à 15h00 pour la lecture de Léopold «le bien-aimé», une pièce de Jean Sarment.
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Trois heures, c’est le temps qu’a duré la lecture de mercredi dernier, celle du Long voyage vers la nuit, d’Eugène O’Neill. Cette durée exceptionnelle, qui n’a pas découragé nos attentifs auditeurs, était due non seulement à la longueur même de la pièce, en cinq tableaux, mais aussi aux situations exploitées au cours de l’œuvre, qui nous interdisaient un rythme trop soutenu…
En effet, dans cette pièce autobiographique, nous n’étions pas confronté à une famille très réjouissante: mère morphinomane, père ancien alcoolique, un fils alcoolique aussi et l’autre tuberculeux! Autant dire que l’ambiance était plutôt lourde!
Les avis furent partagés, certains d’entre nous trouvant que la pièce était misérabiliste, ce qui est bien souvent peu souhaitable au théâtre, et d’autres défendant au contraire le réalisme, poétique parfois, employé par l’auteur. La discussion nous amena a déceler le sens de la pièce: Un long voyage vers la nuit pose la question de la culpabilité, et surtout de la recherche constante d’une culpabilité. «C’est ma faute», «Ce n’est pas ta faute» reviennent souvent dans la bouche de ces personnages qui cherchent le pourquoi et le comment de leur situation…
Nietzsche, et quelques poètes, cités par le porte-voix d’O’Neill, ouvrent la voie également à une forte opposition entre deux philosophies: celle défendue par les parents, catholique ou, en tous cas, judéo-chrétienne, et celle de la génération suivante, plus nitzschéenne.
Ô vous qui étiez là pour débattre, et quelques jours après, quelle est votre opinion?
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Cette pièce, peut-être la plus personnelle d’Eugène O’Neill, et dont Sidney Lumet fit un film en 1962 (qui obtint un Prix d’interprétation collectif à Cannes), sera la prochaine lecture des Chêneaux, qui aura lieu le mercredi 6 février à 15h00 au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V.
Une famille américaine typique se retrouve pour quelques semaines. C’est l’occasion pour chacun de retrouver ses peurs, et de faire resurgir ses haines. Les parents et leurs deux fils essayeront, chacun à leur manière, d’échapper à leurs fantômes — sans succès, ou, de toutes les façons, pas celui escompté. Ce drame familial touchera chacun par la réalité des caractères et des affrontements, des rancœurs et des courts instants de bonheur.
Pour cette plongée dans l’Amérique de la première partie du XXème siècle, et dans la nuit des cœurs, vous serez guidés par Eva d’André, Julia Steurer, Fred Attard, dont ce sera la première lecture aux Chêneaux, Guillaume Rumiel, Damien Monney, et votre serviteur.
À mercredi donc, pour cette course vers la lumière intérieure!
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La lecture du Système Ribadier eu lieu mercredi dernier en comité réduit. C’était le cadre idéal pour Cindy Cayr, qui faisait sa première lecture aux Chêneaux: sans pression aucune, elle a nous a donné tout Angèle la voix légère. Pierre Prunel, quant à lui, lisait son premier personnage et fut un vendeur de vin plus que crédible.
Entre nous, nous avons bien ri aux jeux de mots et de situations de Feydeau, toujours aussi efficace en ce début de XXIème siècle. L’hypnose étant au cœur des intérêts à la fin du siècle pénultième, la pièce nous a révélé deux niveaux:
Feydeau, bien de son temps et déjà éternel, fut plus qu’un plaisir à lire, et si nous criâmes parfois c’était de pur bonheur.
Pour information, sachez que la pièce se joue actuellement au Petit Montparnasse avec Bruno Solo et Anne Jacquemin, dans une mise en scène de Christian Bujeau.
Je vous rappelle qu’il vous reste jusqu’au 31 janvier pour nous envoyer les textes que vous voudriez qui soient lus aux Chêneaux cette saison.
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François Engel a assisté lundi dernier à la lecture à une voix donnée par Jean-Laurent Cochet d’Une fille pour du vent, d’André Obey. Il nous livre ses impressions et sentiments:
«”Athéna, Ô déesse, à qui je ne crois plus, je crois à ta sagesse. Je crois à la sagesse qu’en quittant notre ciel tu as laissée ici, dans un monde de fous, comme un parfum des anciens temps, comme l’odeur de jeunesse d’un grand secret perdu. Il laisse tomber sa tête tandis que le rideau baisse…”
Jean-Laurent Cochet se lève de la table où il était installé sur la dernière réplique d’Ulysse qu’il cite de mémoire. Il vient d’achever la lecture d’Une fille pour du vent. La pièce d’André Obey. Silence. La salle vacille entre le désir de garder son écoute attentive, mais finit par rompre, à l’appel de deux mains qui battent, en une salve d’applaudissement: Le comédien ne vit pas que de beauté. Il faut aussi le nourrir de vivats. Le regard de Cochet qui brillait d’un étrange éclat passe de l’horizon vers la salle remuante. Le comédien reprend ses habits de ville. Il se penche, salue, recherche dans les rangs ceux qu’il aime dans cette moisson de bravos. S’étonne parfois – on dirait…
Pour cette pièce dont il dédia la lecture à Laurent Blanchard, Jean-Laurent Cochet fut non seulement l’acteur, mais aussi le chef d’orchestre. On pense à Monteux, à Genève, dirigeant l’Oiseau de feu. D’un geste, il donne la parole à Agamemnon, d’un autre il tempère Ménélas, engage Ulysse dans son lamento… Klytemnestre se résigne au destin de sa fille, accueillant les hommages dus à son rang… Le soldat mort nous apparaît dans sa paisible beauté. Il ne l’a pas vaincue, la mort, mais il l’a mariée à Iphigénie. Avec cette enfant et Obey, il demeure éternellement jeune comme un parfum des anciens temps. Un grand secret retrouvé.»
Merci, François, de nous faire partager vos enthousiasmes…
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Amis, Avis, Lectures
La prochaine lecture des Chêneaux sera pour nous l’occasion d’entendre un des maîtres du Boulevard, Georges Feydeau. En 1892, le Théâtre du Palais-Royal accueille une pièce de Feydeau, écrite en collaboration avec Maurice Hennequin, qui sera un véritable carton: Le système Ribadier.
Ribadier, deuxième mari de sa femme Angèle, a trouvé un moyen infaillible pour la tromper sans qu’elle le sache. Jusqu’au jour où un ancien amant d’Angèle débarque et met à mal tous les plans de Ribadier… Quiproquos et situations exaspérantes créent le comique de Feydeau, dont Sacha Guitry parlait en ces termes: «Faites sauter le boîtier d’une montre et penchez-vous sur ses organes: roues dentelées, petits ressorts et propulseurs… c’est une pièce de Feydeau qu’on observe de la coulisse. Remettez le boîtier et retournez la montre: c’est une pièce de Feydeau vue de la salle – les heures passent, naturelles, rapides, exquises…»
Pour découvrir les rouages du système de Ribadier, rendez-vous au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, mercredi 23 janvier à 15h00, et venez écouter Mlles Cindy Cayr et Eve Dufaud, et MM. Pierre Prunel, Damien Monney, Guillaume Rumiel, ainsi que votre serviteur, subitement transportés que nous serons à la fin du XIXème siècle.
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La lecture de La répétition ou l’amour puni attira un grand nombre de spectateurs, et la salle du Zig-Zag affichait complet ce mercredi pour écouter Anouilh pendant près de deux heures et demie. Et oui! quand l’auteur d’Antigone décide d’écrire cinq actes, il ne fait pas les choses à moitié…
Cinq actes pour suivre les tribulations du Comte face à l’amour, comment il en arrive à vouloir, selon ses propres termes, “partir”, et comment son entourage tentera de le punir pour avoir voulu les abandonner… Avec, s’emmêlant à tout cela, la répétition du spectacle qu’ils donneront pour les invités du Bal organisé par le Comte: des situations de La double inconstance coïncident étrangement avec les motivations de nos protagonistes.
Après la lecture, notre petite discussion habituelle, autour de la pièce elle-même et de la lecture à proprement parler… Au-delà de la discussion sur les qualités – ou les défauts, pour certains – de l’œuvre d’Anouilh, cette discussion nous permit de soulever quelques points pour le moins importants, dont voici les principaux:
Et maintenant, pour nous rafraîchir la mémoire, voici un petit extrait de la pièce:
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Lectures
Notre cher ami François Engel, fidèle de nos lectures, et qui nous avait rejoint à la rentrée dernière à l’occasion de notre lecture d’Une fille pour du vent, d’André Obey, a réussi à convaincre Jean-Laurent Cochet d’organiser une lecture publique de cette pièce, qu’il avait montée (unique fois depuis la création) dans les années 80.
Jean-Laurent Cochet est habitué à l’exercice de la lecture à une voix, qu’il pratique avec brio, et est un des grands connaisseurs de l’œuvre d’André Obey. Cette lecture-ci, aura lieu le 21 janvier à 18h00 au Théâtre de la Pépinière Opéra, 7, rue Louis le Grand, Paris II. Cet événement rare me semble à ne pas manquer, et c’est pourquoi j’ai voulu vous en faire part.
Les réservations s’effectuent par téléphone, au 01.42.61.44.17, et l’entrée vous coûtera 15€, et 11€ si vous êtes étudiant — fauché ou non.
François Engel a également réédité Une fille pour du vent, que vous pouvez dès à présent commander via le site Internet des Éditions Fluo.
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Amis, Lectures
Nous débuterons cette année de lectures par un des plus grands auteurs du XXème siècle, et selon certains le “dernier des classiques”: j’ai nommé Jean Anouilh. Le 25 octobre 1950, Jean-Louis Barrault crée au Théâtre Marigny La répétition ou l’amour puni, et un peu plus de cinquante-sept ans plus tard, donc, Les Chêneaux reprennent la pièce en lecture…
Comme le titre nous l’indique, il s’agira, avant tout, d’amour et de théâtre. Y a-t-il une pièce qui eût pu mieux nous contenter? Le Comte et la Comtesse ont décidé d’organiser dans leur propriété une petite représentation pour leurs amis, et ont arrêté leur choix sur La Double inconstance, de Marivaux. Et peut-être arrivera-t-il que les situations de la pièce de Marivaux coïncident étrangement avec celles de nos protagonistes…
Vous aurez l’occasion d’entendre dans ce petit chef-d’œuvre Guillaume Dumoulin (Le Comte), Juliette Places (La Comtesse, sa femme), Marie-Victoire Debré (Hortensia, sa maîtresse), Guillaume Bienvenu (Héro, son ami), Guillaume Rumiel (Villebosse, ridicule, amant de la comtesse), Damien Monney (Monsieur Damiens, homme d’affaire de la comtesse) et Eve Dufaud (Lucile, la filleule de ce dernier).
La lecture de La répétition se déroulera au Zig-Zag, toujours au 32, rue des Carmes, Paris V, ce mercredi 9 janvier à 15h00. Contrairement à de nombreuses sociétés, nous n’avons pas profité des fêtes pour augmenter nos tarifs, et notre atelier de lectures est toujours libre de droit d’entrée!
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La dernière lecture de l’année 2007 sera celle de L’âge idiot, une comédie en trois actes de Jean Meyer, créée au Théâtre du Gymnase et reprise à Édouard VII en 1963 dans une mise en scène de Maurice Guillaud avec, à l’apogée de sa carrière, Madeleine Robinson.
Voici ce que l’auteur répondit lorsqu’on lui demanda quels étaient les buts qu’il avait poursuivis en écrivant L’âge idiot: “D’abord celui de traiter gaiement un sujet grave. L’«âge critique», puisqu’il faut l’appeler par son nom, est un état transitoire qui peut provoquer des catastrophes. J’ai imaginé une de ces catastrophes et je me suis ensuite employé à ce que mes personnages passent à côté d’elle.”
Mesdemoiselles Eva d’André, Camille Glémet, Marie-Victoire Debré, et Messieurs Guillaume Dumoulin, Damien Monney, Guillaume Rumiel, Pierre Prunel et moi-même essayerons de nous plonger gaiement dans cette catastrophe. Jeunesse du coeur, désirs enfin avoués, et querelles familiales seront du programme!
Tout cela, autour d’un café, d’un soda ou de ce que vous voudrez, au Zig-Zag, comme d’habitude, à partir de 15h00, mercredi 19 décembre.
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Amitié, Amour et Art nous ont une fois de plus réunis au Zig Zag mercredi dernier… Ainsi, notre rendez-vous bimensuel a été animé par la lecture d’En toute confiance de Donald Margulies.
Il s’agit d’une pièce touchante qui évoque de nombreux thèmes tel que celui “très classique” et pourtant pas facile d’abord de la Shoah. Toutefois, cette question a été approchée de façon tout a fait étonnante: à travers la peinture et le questionnement perpétuel de l’artiste et de ceux qui l’entourent. Ainsi, nous avons pu voir, devant nos yeux, un peintre tiraillé de toutes parts, grâce à l’excellente interprétation, entre autres, de Guillaume Dumoulin.
Cet agréable moment a été prolongé par un débat très prenant sur les relations entre les personnages, leur histoire et leurs sentiments… Nous avons bien entendu pu établir un lien entre cette pièce et d’autres (lues lors de nos précédentes lectures), comme, par exemple, Nationale 6, où deux univers se heurtent l’un à l’autre: la vie rurale et confinée des uns opposée à la vie urbaine, agitée et excitante des autres.
Enfin, nous avons été heureusement surpris de constater la présence de nombreux nouveaux venus qui ont volontiers partagé leurs opinions pendant notre discussion…
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Après quelques lectures sur l’art (Art) et les retrouvailles (Confrontation et Une visite) qui nous ont permis de discuter et de défendre avec fougue nos différents points de vue, nous avons choisi de réunir ces deux thèmes à l’occasion de notre prochaine lecture grâce à une pièce en deux actes de Donald Margulies : En toute confiance. Déposez donc vos armes et poisons à l’entrée du Zig Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, le mercredi 28 novembre, à partir de 15h00, et entrez sans crainte, l’âme à nue, dans la cave voûtée…
Profitant d’une exposition exceptionnelle de ses œuvres en Europe, Jonathan retrouve son premier amour, ou pour ainsi dire la « muse » de ses débuts de peintre… Vingt ans sont passés, l’eau a coulé sous les ponts… Souvenirs et regrets doux et amers submergent les personnages de la pièce… « en toute confiance »…
Ainsi, alors que la pièce est actuellement en représentations à la Comédie des Champs-Élysées, Guillaume Dumoulin, Damien Monney, Julia Steurer, Éva d’André et Juliette Places auront le plaisir de lire et de vous entraîner dans la mémoire de ces protagonistes…
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La lecture de mercredi dernier fut, comme prévu, l’occasion pour nous de découvrir deux pièces en un acte, tirées du répertoire contemporain: Confrontation, de Claude Fortuno, et Une visite, d’André Négis. Nous étions d’autant plus ravis de lire ces pièces que de nombreux “nouveaux” étaient présents, qui découvraient l’association et ses réunions théâtrales. Les deux lectures et les discussions qui s’en suivirent furent passionnées et passionnantes, donnant des Chêneaux une image conforme à la réalité de l’association.
Confrontation, qui fut lue avec beaucoup de qualités par Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel et Eve Dufaud, engendra une discussion serrée entre les détracteurs et les admirateurs de la pièce. Certains d’entre nous, ne comprenant pas le déroulement de la situation dramatique, avaient la nette impression que l’auteur, parti d’une bonne intrigue, n’avait pas réussi à “s’en sortir”, et avait donc trouvé une manière quelque peu artificielle de terminer son acte… Et cela d’autant plus que si la situation initiale avait ravi tout le monde par son originalité, l’histoire de réseau de résistants vendu, qui apparaissait au milieu de la pièce, semblait beaucoup plus convenu. Les motivations réelles des personnages se perdaient un peu dans ce méli-mélo…
Personne n’avait perdu de son énergie pour se battre, ensuite, pour ou contre Une visite. Le grand jeu fut de savoir quelles étaient les pensées du personnage principal masculin: venait-il en curieux, ou voulant déjà ravir le cœur (ou le corps…) de cette femme à qui il rendait visite? Et, de là, découlaient deux d’interprétations totalement différentes! Puis les adjectifs “fade” et “gentil” arrivèrent autour de la table, déclanchant un tollé chez ceux qui préchaient le feu des sentiments derrière les paroles quotidiennes.
Les lectures des Chêneaux, comme on le voit, ne sont donc pas de simples lectures: elles sont l’occasion d’échanges autour de la dramaturgie, du jeu, de l’écriture… Et ces échanges font parfois monter le sang à la tête et aux tripes de certains – bien que nous restions toujours cordiaux, le sourire aux lèvres, et les couteaux au fond des poches. Que voulez-vous, nous travaillons pour notre art, et avec tout notre être!
Merci à vous qui faites vivre ces rencontres…
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Notre prochaine lecture sera consacrée à deux pièces en un acte: Confrontation, de Claude Fortuno, et Une visite, d’André Négis. Deux actes, de style et d’ambiance très différents, écrits respectivement en 1970 et 1961, qui traitent tout deux de retrouvailles.
Dans Confrontation, lue par MM. Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel et Mlle Eve Dufaud, nous assisterons à la rencontre inopinée, des années après, de deux membres du même réseau de résistants — réseau qui, à l’époque, fut vendu. Règlement de compte en perspective! Au lever du rideau, dans l’obscurité, un cambrioleur est en train d’opérer chez un particulier…
Une visite, qui obtint le Prix de «l’Avant-Scène» 1961 et le Prix des Escholiers, nous montrera la rencontre, quatorze ans après la folie qu’ils n’ont pas commise, de deux amants: l’amant avait fuit au moment de commettre l’irréparable… Julia Steurer, Eve Dufaud, Guillaume Rumiel et moi-même liront ce moment où l’on plonge dans son passé — et où l’on en tire des conséquences sur le présent et l’avenir.
Retrouvailles, c’est mercredi 14 novembre, à 15h00, au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V.
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Nationale 6 était donc notre dernière lecture, et l’occasion de nos retrouvailles avec la charmante cave voûtée du Zig-Zag, où nous fûmes très agréablement accueillis, comme chaque fois, d’ailleurs.
Une ambiance intimiste, favorisée par le lieu, fut tout au profit de la lecture, qui trouva un bon écho auprès des oreilles présentes. Et la discussion qui suivit la lecture (une particularité des lectures des Chêneaux) nous permit de confronter nos opinions bien différentes sur cette pièce.
Un point, en revanche, sur lequel nous étions tous d’accord, c’est que la pièce de Jean-Jacques Bernard possède toutes les qualités requises pour avoir la chance d’attirer un public de nos jours. Mais est-ce une pièce sur le voyage? sur la relation parent – enfant? sur le réel et l’imaginaire? ou peut-être bien sur tout cela à la fois… Nationale 6 est une pièce pleine de contradictions; faite de contradictions:
Alors, comment monter la pièce? En l’ancrant dans son époque, dans sa matérialité et dans sa “réalité”, afin d’en faire ressortir le rêve par le jeu? ou bien en la dé-situant dans l’espace et dans le temps, nous plaçant d’emblée dans un “flou artistique”? Notre longue discussion nous fit pencher pour la première solution, sans empêcher que les moins jeunes d’entre nous ne se demandent ce qui pouvait bien attirer les jeunes dans cette pièce créée en 1935.
Merci à tous ceux qui étaient présents et qui nous prêtèrent leur voix et leurs oreilles le long de ce trop court chemin. Amis lecteurs, amis auditeurs, grâce à vous, nos lectures seront toujours l’occasion d’un merveilleux voyage!…
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En cette veille de Toussaint, nous nous retrouverons, pour nos maintenant habituelles lectures du mercredi après-midi, le 31 octobre à 15h00, à l’occasion de la lecture de Nationale 6, une pièce de Jean-Jacques Bernard créée en 1935 au Théâtre de l’Oeuvre.
A l’occasion de cette pièce en cinq actes, annoncée à la création comme “en trois actes et cinq tableaux”, dont l’ambiance intime nous tient particulièrement à coeur, nous nous réunirons dans une magnifique salle voûtée que nous connaissons bien: celle du Zig-Zag. Attention, donc, à ne pas vous trompez, et rendez-vous bien au 32, rue des Carmes, Paris V.
Un père et sa fille, vivant au bord de la nationale 6, regardent les voitures passer, et rêvent de partir avec elles, loin, le plus loin possible. De la manière la plus inopinée surgiront un autre père et son fils, deux nomades qui apporteront un vent frais dans cette demeure et emmèneront un moment en voyage les sédentaires.
Voici, après la création, ce que Gérard Bauer disait de Jean-Jacques Bernard dans Le Temps: “Il ne recherche pas les grandes aventures; le déroulement de vies ordinaires lui suffit; mais, dans cette quotidienneté, il sait surprendre les espérances, la tendresse, les silencieuses envolées; il entend mieux que personne la signification d’un soupir, il lit dans un regard, et s’efforce de nous transmettre ce silencieux langage de la pudeur”.
C’est ce que Julia Steurer, Marie-Victoire Debré, Grégoire de Carolis, Damien Monney, Eva d’André et moi-même essaierons de vous transmettre, en toute simplicité!
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Lectures
Aujourd’hui commence l’opération Lire en fête, organisée par le Centre National du Livre, et qui durera trois jours, jusqu’au dimanche 21 octobre. De nombreuses manifestations sont organisées un peu partout en France, et dans plus de 150 pays… toutes gratuites. De quoi redonner l’amour de la lecture à ceux qui l’auraient perdu.
Dès leur première année d’existence, Les Chêneaux participeront à cette 19ème édition de Lire en fête, à l’occasion de la sortie chez Voix d’encre de l’ouvrage collectif la cuisine par mets et par mots. La présentation de ce livre aura lieu à la librairie Art et littérature, en présence d’auteurs, d’illustrateurs et, bien évidemment, d’Alain Miquel, qui dirige la collection et qui a bien voulu nous accorder toute sa confiance.
Pauline Smadja, William Beaudenon et moi-même auront l’immense plaisir de faire découvrir au public réuni pour l’occasion quelques extraits du recueil, accompagnés que nous serons par certains auteurs ainsi que par quelques verres de vin. Avis aux amateurs: Werner et Bénédicte, les patrons de la librairie, savent recevoir!
Donc, rendez-vous tous, demain, samedi 20 octobre, à partir de 17h00, au 120, boulevard du Montparnasse, Paris XIV, la station de métro la plus proche étant Vavin.
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Lectures, Rencontres
Eve Dufaud nous invite à venir assister à une Carte blanche poétique organisée par Matthias Vincenot le lundi 8 octobre à 20h00 à l’ampithéâtre Guizot de la Sorbonne.
Matthias Vincenot, jeune poète plein de qualités (Le bonheur, rappelle-toi…, La Passe du Vent, 2004, La vie, le vent, Lanore, 2006, entre autres…) a eu la merveilleuse idée d’offrir à des comédiens d’âges, d’horizons et de parcours très différents, un moment à eux afin qu’ils puissent donner à partager leur amour de la poésie.
Outre Eve Dufaud, vous aurez donc l’occasion d’entendre Julie Delarme, Eve Griliquez, Audrey Marnay, Claude Mercutio, Léopoldine Serre, Cyrille Thouvenin et Claude Vinci.
Pour y assister, entrez, même sans le sou, par le 17 de la rue de la Sorbonne, Paris V, après avoir réservé au 01 40 46 33 72 ou à nicole.legendre@paris4.sorbonne.fr.
Cet évènement est organisé avec le soutien du Service Culturel des Etudiants de l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV).
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Amis, Lectures, Rencontres
Après le trio sur l’amitié de la dernière lecture, nous nous retrouverons tous mercredi 3 octobre à 15h00 au Pranzo, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II, pour la lecture de Celles qu’on prend dans ses bras, trois actes de Henry de Montherlant, écrits et créés en 1950, et véritable trio amoureux.
L’intrigue ressemble fort à n’importe quel canevas de vaudeville : un homme aime une femme qui ne l’aime pas, alors qu’il est aimé d’une femme qu’il n’aime pas. Pourtant, nous sommes loin du léger théâtre bourgeois, qui surexploita cette situation. Ici, nous allons bien plus qu’au fond des sentiments, aussi bien dans le burlesque que dans la haine. En effet, il ne faut pas s’y tromper: animé par le bon et poli français de l’auteur, les personnages ne s’en entredévorent pas moins… Petit bijou, repris par Victor Francen en 1957, Celles qu’on prend dans ses bras réjouira tous ceux qui se sont délectés des Jeunes filles.
Elodie des Longchamps, pour la première fois parmi nous, Julia Steurer, Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel et moi-même essayerons de redonner tout son sens, tous ses sentiments à la magnifique prose de Montherlant.
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Lectures
A l’occasion de la sortie de l’ouvrage la cuisine par mets et par mots, publié par Alain Miquel et Frank Wohlfahrt aux éditions Voix d’encre, une rencontre est organisée, dans le cadre de l’opération Lire en fête, avec les auteurs et les illustrateurs le samedi 20 octobre 2007 à partir de 17h00 à la librairie Art et littérature, située au 120, boulevard du Montparnasse, Paris XIV.
J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que Les Chêneaux participeront activement à cet évènement, lisant de nombreux extraits des différents textes de l’ouvrage tout au long de la rencontre. Vous trouverez ici une invitation à cet évènement.
Après le succès de leurs publications précédentes ((d)rôles d’oiseaux, hauts les arbres, le temps, disent-ils), la collection Bouche-à-oreille a proposé à ses auteurs et artistes le thème de la cuisine. Car tel est le pricipe : un thème est donné et chacun, connu ou inconnu, le traite comme il le souhaite. Et voilà comment on se délecte de textes tous différents, pourtant reliés entre eux par une trame commune — trame qui, cette année, en fera saliver plus d’un!
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Lectures, Rencontres
Une toile blanche devant les yeux, nous avons pu assister, mercredi dernier, à la lecture de Art, la pièce de Yasmina Reza créée par Pierre Vaneck, Pierre Arditi et Fabrice Luchini, et cette fois-ci mise en lecture par Guillaume Rumiel.
Ca a marché! Les effets ont fonctionné, et nous étions tous attentifs à ce qui se disait. De nombreux rires, même parmi les comédiens – mea culpa –, ont émaillé cette lecture, révélant la qualité d’écriture du texte. En effet, il était à craindre que la pièce, simplement lue, perde ses effets comiques (en particulier tous ceux dus aux silences et “grimaces”…); ça n’a pas été le cas – ouf!
Les échanges qui suivirent la lecture furent plus qu’intéressants, nous permettant de faire ressortir le sujet essentiel de la pièce : l’amitié. La question du “tableau blanc” n’est que prétexte au développement de ces interrogations, que je tente de résumer: à quoi tient notre amitié? de quelle nature est-elle? pourquoi est-ce que je l’aime lui? puis-je supporter que mon ami aime ce que j’abhorre? suis-je prêt à me sacrifier pour notre amitié? puis-je trouver con mon ami et continuer à l’aimer?
Ecrivant sous la contrainte d’une répartition égale de texte et d’effets entre les rôles, Yasmina Reza impose, sur toutes ces questions “intellectuelles”, un rythme et une passion grâce aux rapports de force entre ces trois hommes, qui évoluent tout au long de la pièce. Les mettant toujours à deux contre un, l’auteur a su trouver les moments précis où, pour rien ou presque, l’alliance bascule, nous surprenant – nous, public – toujours et nous tenant en haleine.
Que l’on pense que cette pièce soit un chef-d’oeuvre ou non, on ne peut pas dire: c’est une merde! Et si vous êtes tenté, parlez-en à votre psy, ou prenez quelques granulés homéopathiques — vous manquez d’humour.
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Non, il ne s’agit pas d’un article général sur l’Art, et traitant de toutes ses facettes, mais bien plus simplement du titre de la pièce mondialement connue de Yasmina Reza. Et figurez-vous que Art sera l’objet, le support de notre prochaine lecture: le mercredi 19 septembre à 15h00, au même endroit toujours, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II.
Ecrite pour et créée par Fabrice Luchini, Pierre Arditi et Pierre Vaneck, Art, qui triompha – et c’est peu dire – en 1994 à la Comédie des Champs-Elysées, sera ici lue, entre nous toujours, par MM. Guillaume Rumiel, William Beaudenon et moi-même.
Pour continuer cette rentrée, un répertoire résolument contemporain donc, une écriture moderne et une forme dramatique très actuelle. Nous continuons notre exploration du répertoire du XXème siècle, sans préjugé aucun – mais déjà avec quelques préférences…
L’acquisition d’un tableau vient semer le trouble entre deux amis. En effet, Serge a acheté pour une somme exorbitante ce qu’il considère comme un chef-d’oeuvre de l’art contemporain : une toile… blanche! Ce qui a le don d’exaspérer Marc… Yasmina Reza observe avec une étonnante acuité l’univers masculin, entre mesquinerie, ambition et importance du paraître.
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Plongés dans le camp militaire d’Agamemnon, et redoutant les trompettes fatidiques et annonciatrices de mort, nous avons, mercredi dernier, suivi les discussions fougueuses et fines de quelques personnages du mythe d’Iphigénie.
La lecture de Une fille pour du vent fut une réussite indéniable. Par le travail fourni en cette fin de vacances par ses interprètes, par la qualité du texte, qui nous a tous réjouit, mais aussi par la discussion qui suivit la lecture.
Discussion mouvementée, surtout entre trois de nos auditeurs: MM. François Engel, qui rééditera bientôt la pièce, Georges About, metteur en scène, et Martin Axelrad, public attentif. Encore une fois la question fondamentale fut: la pièce peut-elle encore être montée, qui est-elle susceptible d’intéresser, “comment” faudrait-il la monter??? Et, de là, nous sommes allés beaucoup plus loin, nous posant nombre de question, jusqu’à nous interroger sur le sens de certains épisodes bibliques!
Mais n’est-ce pas à cela que l’on reconnaît les génies : qu’ils nous entraînent loin, bien loin? Et, assurément, André Obey est un génie, exploitant sans vergogne les grands mythes afin de nous reposer autrement, à sa manière, les mêmes grandes questions qui nous agitent depuis des millénaires.
Quant aux comédiens-lecteurs – récitants sensibles… –, seuls quelques problèmes de rythme sont parfois venus altérer la qualité de leur interprétation. Il va nous être très important d’apprendre à jouer avec les rythmes, à nous écouter tous toujours plus, afin de pouvoir faire passer un maximum de nuances par le jeu de la voix seulement.
Quand nous aurons à passer sur scène nous ne pourrons plus alors qu’ajouter une dimension supplémentaire par la “gestuelle” et les déplacements, toutes les intentions du texte étant contenues dans nos inflexions, nos rythmes et nos timbres.
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La pièce que vous allez avoir la chance d’entendre le 5 septembre est probablement, de toutes celles d’André Obey, la plus proche des interrogations de notre temps.
Paradoxalement, c’est parce qu’elle emprunte beaucoup à la tragédie grecque qu’elle nous est le plus proche. Malgré les immenses progrès matériels que notre civilisation a fait, l’espoir presque infini apporté par la science – les sciences ! – se brise sur notre littérature – et, hélas, en priorité, notre théâtre contemporain - qui n’est plus que le reflet d’un monde cassé nous renvoyant à notre désenchantement. Plus que jamais, les dieux se rient de nous.
Le destin de cette Iphigénie moderne qu’Obey nous fait vivre et qui, contrairement à celle d’Euripide, est réellement sacrifiée1 , c’est que sa mort est le révélateur de l’intégrité de son âme – ce que revendiquons dans le secret de notre être. Elle nous montre l’absurdité du monde dans lequel elle vit. Ses paroles ont la sincérité de tout être au bord de la mort. Elles posent ainsi la question de l’aveuglement de l’homme qui se soumet à la raison d’Etat en invoquant un destin plus grand que lui – en l’occurrence un Olympe désert, hors des seules ambitions d’Agamemnon.
“Ah ! Ces mots que j’entends, dit Iphigénie, depuis que j’ai des oreilles, et qui n’ont plus de sens, de couleur ni de forme ! Tous ces grands mots pourris… (« colère du ciel », « vengeance des Grecs », « puissance de Troie », « vent propice » - qu’Agamemnon professe pour justifier l’inéluctable sacrifice de sa propre fille pour que le vent se lève et emporte ses troupes vers l’anéantissement de Troie et la mort de dizaines de milliers d’hommes.)
Iphigénie n’est pas dupe. Tout comme Antigone, elle comprend tout ce qu’il faut de lâcheté et de mensonges pour réussir sa vie. Et, tout comme Antigone, elle pose la question suprême : Ne dois-je pas […] plaire à ceux d’en bas (le monde d’Hadès) plus qu’à ceux d’ici, puisque aussi bien c’est là-bas qu’à jamais je reposerai ?2
La forme antique utilisée par Obey, favorise notre distanciation au monde dans lequel nous vivons pour mieux nous y ramener. Confiant au début qu’il ne s’agit que d’un mythe, nous nous retrouvons à la fin de la pièce, confrontés à notre propre désarroi. L’effet cathartique recherché par les premiers tragédiens grecs est pleinement réussi. Il nous renvoie à notre quête mystique dans ce monde où, nous voyons bien, au jour le jour, les lumières de notre civilisation reculer vers un passé qui, pour prestigieux qu’il fut, n’est plus que l’effet de notre nostalgie.
Ainsi, Iphigénie a-t-elle été réellement sacrifiée pour que le vent se lève et nous sauve, ou ne l’a-t-elle été que pour du vent ? Pour rien ?…
C’est Ulysse qui répond à cette question juste avant que le rideau ne tombe.
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Avis, Lectures
Et voilà la rentrée, et son lot de surprises. Parmi les bonnes: la reprise des lectures des Chêneaux, et ce, comme promis, dès la première semaine de septembre. Rendez-vous est donc pris pour le mercredi 5 septembre à 15h00 au Pranzo, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II.
Nous y lirons et entendrons une pièce d’André Obey: Une fille pour du vent. Réécriture moderne du mythe d’Iphigénie, cette pièce écrite par un ancien administrateur de la Comédie Française, est tout simplement quotidienne et sublime à la fois – un tour de force.
Nos premiers lecteurs de la saisons seront Mesdemoiselles Agnès Afriat, Camille Glémet, Jessica Melkon ainsi que Messieurs Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel, Damien Monney, Christoph Cayre et moi-même.
Monsieur François Engel se chargera, lui, de la présentation de la pièce et de l’auteur.
Je ne vous en dis pas plus ; nous nous retrouverons tous mercredi prochain!
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Voici, en totale exclusivité, et après avoir reçu vos quelques propositions, une liste des pièces que nous lirons à partir de la rentrée. Aucun ordre n’est déterminé encore, je vous tiendrai au courant très vite.
Ce qui nous fait donc : un grand classique parmi les grands, deux petits actes classiques également mais d’un autre style, trois pièces contemporaines très différentes les unes des autres et deux petits bijoux du théâtre du milieu du siècle, un grand mythe revisité par un ancien administrateur et un autre par une ancienne grande sociétaire du Français.
Ces neuf lectures, au rythme habituel d’une toutes les deux semaines, nous mèneront à la fin décembre. D’autres surprises nous attendent en ce début de saison, mais… chaque chose en son temps…
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La clochette retentit à maintes reprises pendant la soirée du 27 juin, interrompant les bruits de fourchette et les conversations pour faire place à des nourritures plus spirituelles.
Nous étions nombreux, dans la grande salle du Pranzo, à être venus dîner et participer à la dernière lecture des Chêneaux de la saison 2006-2007. Et nous venions tous d’horizons très différents. C’est peut-être, d’ailleurs, ce qui créa la si bonne ambiance qu’il y avait ! Car ce repas fut une franche réussite, où chacun put partager un agréable moment avec ses voisins, connus ou inconnus. Rencontres d’univers et de générations autour de la littérature ! Merci à tous d’avoir joué le jeu de ce repas en pointillés…
Le premier tintement annonca un extrait de Graffiti, de Paul Fournel, par Perrine Marquès, qui jouera ce spectacle à la rentrée prochaine. Ensuite, nous avons eu droit à des lectures de textes très variés : Rimbaud, avec Voyelles et Le dormeur du Val ; Guitry et les conseils au comédien de Deburau ; quelques vers de la Roxane de Bajazet, de Racine ; un petit extrait des Registres de Copeau ; la préface de Dorian Gray, de Wilde ; une lettre de George Sand, coquine lue une ligne sur deux ; un monologue d’Adolphe Racot créé par Coquelin Cadet : Le Richelieu de Marion de Lorme ; et un montage des Journal d’Eve et Journal d’Adam, de Mark Twain… Nous avons également eu le plaisir d’applaudir le Prélude d’une Suite pour Violoncelle seul de Bach.
Et puis, il y a aussi eu un petit discours que j’eu l’honneur de faire… Et dans lequel je vous annonçai que nous reprendrions nos lectures le mercredi 5 septembre prochain avec Une fille pour du vent, d’André Obey.
Restez connectés au site durant ces deux mois, nous vous y communiquerons de nombreuses informations. Si vous désirez mettre des textes en lecture la saison prochaine, n’hésitez pas à nous contacter très rapidement : nous allons faire le programme des premières lectures de la saison 2007-2008 dans les semaines à venir !
D’ici là : bon été à tous !
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Nous finirons donc cette première saison de lectures par un dîner au Pranzo, mercredi prochain, le 27 juin. Nous nous retrouverons à partir de 19h30 pour un apéritif, puis à 20h30 nous investirons la grande salle du Pranzo pour notre repas.
Chacun, au cours du dîner, quand il lui plaira, nous lira ou dira le texte qu’il aura choisi. Et c’est un vrai florilège des plus grands auteurs qui nous est promis, puisque nous entendrons, entre autres, du Sacha Guitry (Deburau), du Victor Hugo (William Shakespeare), du Jean Cocteau (Le menteur), du George Sand (une lettre à Musset), du Mark Twain (Journal d’Eve et Journal d’Adam), mais aussi, moins connus ou totalement inconnus, du Paul Fournel (Graffiti), du Samson Fainsilber (L’acteur de théâtre), du Adolphe Racot (Le Richelieu de Marion de Lorme)…
Ce sera aussi pour moi, je ne vous le cache pas, l’occasion de faire un petit discours – si petit… Mais, rassurez-vous, l’ambiance restera festive mercredi soir au 35, boulevard Bonne Nouvelle ! N’hésitez pas à venir accompagné !
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Comme nous vous l’avions annoncé au cours de nos dernières réunions, nous fêterons tous ensemble la fin de la saison et le chemin parcouru par les Chêneaux au cours de cette première année le mercredi 27 juin 2007 à partir de 19h30 au Pranzo, vous commencez à connaître l’adresse : 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II.
Quoi de mieux en effet que de se retrouver autour d’assiettes bien remplies et de verres pas encore vides ? Mais, ne l’oublions pas, cette soirée sera aussi notre dernière lecture de la saison… Notre dîner sera donc émaillé de monologues, poèmes et textes divers.
A vos bibliothèques, donc ! Il vous faut trouver un texte de cinq à dix minutes, le style que vous voulez, l’auteur que vous voulez ! Communiquez-le moi le samedi 23 juin au plus tard, afin que nous puissions organiser tout ça le plus proprement possible… Que ceux qui sont en panne d’idées viennent à moi, j’ai quantité de monologues dans mes cartons !
Vous pouvez bien sûr venir accompagné. Que ceux qui viendront passer avec nous tous cette sympathique soirée gastronomique, alcoolique, poétique, théâtrale et littéraire (je n’ai rien oublié ?) me préviennent, afin que nous puissions réserver la salle du Pranzo !
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Nous étions nombreux, mercredi dernier, au premier étage du Pranzo, pour la lecture de “L’homme de joie”, une pièce de Paul Géraldy et Robert Spitzer.
La bonne humeur était de rigueur tout au long de la pièce, dont l’écriture a remporté tous les suffrages. Les rires étaient au rendez-vous et chaque personnage (ou chaque lecteur…) a suscité sympathie et intérêt. La lecture s’est déroulée sans accrocs, jusqu’aux applaudissements… C’est à ce moment-là qu’une petite voix s’est élevée, disant : “Mais il y a encore un acte…” !!! Rémi Chenylle, metteur en scène, qui était parmi nous, brandissant une brochure de la “Petite Illustration”, nous apprenait qu’après les trois actes que nous avions lus, il en restait un quatrième. Avec stupeur, nous avons découvert que notre fin n’était pas la fin. Et pourtant, je vous assure que mon édition s’arrêtait à la fin du troisième acte… Une leçon : méfions-nous des éditeurs !
Lors notre petite discussion habituelle, après la lecture, nous avons commencé à aborder un point très important, ce me semble, et sur lequel j’espère que nous aurons à nouveau l’occasion de revenir : certains d’entre nous regrettant l’absence de “message” plus profond que le simple divertissement offert par cette pièce, d’autres ont alors pris le parti du divertissement pur. C’est une vraie question, et qui rejoint celle-ci, plus large : pourquoi va-t-on au théâtre ? Discutons-en !
Encore une fois, nous avons évoqué la nécessité absolue de travailler nos lectures en amont, pour le confort du spectateur, afin que, s’il ne sait pas où le personnage va, il ait du moins l’impression que le lecteur, lui, le sait…
Nous nous retrouverons le 27 juin, pour notre dernier rendez-vous de la saison, autour d’un dîner agrémenté de monologues…
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La prochaine lecture des Chêneaux aura lieu mercredi 13 juin à 15h00 au Pranzo, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II. Il s’agira d’une pièce écrite à deux, par Paul Géraldy et Robert Spitzer, et créée, entre autres par Jules Berry et Marguerite Moreno : “L’homme de joie”.
Madeleine sait que son mari, Fernand, la trompe avec une certaine Gaby Vérane, comédienne de son état. Pour le faire revenir à elle, quoi de plus simple que de faire appel à un séducteur professionnel, un homme de joie ? Elle le trouve dans la personne d’Henri, qui, jadis, lui fit des avances, et qui aura pour mission de séduire la belle Gaby Vérane.
Avec MM. Stéphane Peyran, Damien Monney, Guillaume Rumiel et moi-même et Mlles Camille Glémet, Julia Steurer, Pauline Smadja, Eve Dufaud et Perrine Marquès.
A mercredi donc, pour ces piquantes histoires de couple très Belle-Epoque.
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Nous avions donc devant nous, lors de la dernière lecture, huit femmes toutes plus insupportables les unes que les autres. Distribution sans faute pour la pièce de Robert Thomas, où chacune était à sa place.
Un des mérites – et non des moindres – de cette lecture a, sans aucun doute, été de préciser ou de découvrir des emplois propres et spécifiques à chaque demoiselle présente. Au-delà de cette considération purement professionnelle, nous avons tous pris du plaisir à voir ces femmes se crêper le chignon, s’envoyer sans cesse des piques, et tenir à leurs secrets comme à la prunelle de leurs yeux (et Dieu sait si les yeux sont importants pour les lectrices…).
Comme à chaque séance, nous tirons un enseignement, en quelque sorte, de la lecture. Cette fois, ce fut celui – si important ! – du volume vocal. Le seul fait que celui-ci ne permette pas toujours une audition aisée a eu de nombreux incidents. Evidemment, il fallait tendre l’oreille parfois, ce qui n’est jamais agréable… Plus surprenant, il nous a semblé que le défaut de puissance vocale entraînait inéluctablement un manque de rythme. C’est-à-dire que si nous ne sommes pas, à chaque instant, rattrapés, en quelque sorte, par le lecteur, comme s’il voulait nous dire : “Et écoutez ça encore, c’est très important !”, il y a forcément des moments où l’on décroche… Mais la seule puissance sonore n’est alors pas en jeu, et ce sur quoi il faut être vigilant ce sont tous les fondements de l’art de l’éloquent sensible : réaccentuations, attaques franches, finales nettes, phrasé…
Ceux d’entre nous qui n’avaient pas vu le film sont quand même restés accrochés jusqu’au bout afin de découvrir qui en voulait au père.
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Tous ceux qui ont vu la pièce adaptée au cinéma par François Ozon, en 2002, pourront redécouvrir le texte de “Huit femmes” le mercredi 30 mai, à 15h00, au Pranzo. Tous les autres auront la chance de découvrir cette pièce à suspense, pleine d’humour – et de femmes…
Cette comédie policière en trois actes de Robert Thomas (qui fut, notamment, directeur du Théâtre Edouard VII), créée en 1961, sera lue sans entracte. Dans une maison isolée par la neige, les membres féminins d’une famille mènent leur propre enquête pour découvrir l’assassin du maître de maison, vraisemblablement l’une d’elles. Malgré les convenances et les courtoisies apparentes, elles se livrent, en huis-clos, à un jeu de la vérité aussi implacable que pitoyable, révélant les faiblesses, les mensonges, les rancoeurs cachées, n’épargant aucune d’elles.
Nous pourrons y entendre Marie-Victoire Debré, Juliette Places, Jessica Melkon, Eve Dufaud, Camille Glémet, Pauline Smadja, Perrine Marquès, et moi-même.
Les hommes sont plus que jamais les bienvenus au Pranzo, 35, bd Bonne Nouvelle, Paris II. A mercredi !
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Tels sont les noms des héros de nos dernières lectures, “La délaissée”, de Max Maurey, et “L’ours”, d’Anton Tchékhov – et premières au Pranzo, notre nouveau lieu de rendez-vous.
Adaptation réussie ! Alors qu’en bas le service du midi se terminait, des voix commencèrent à s’élever, venant de la salle du haut, et allèrent jusqu’aux grognements, cris, coups et baisers… Ce n’était que nous – qui nous sommes installés dans la grande salle du premier étage, comme si nous y étions déjà venus maintes et maintes fois. Comme chez nous, nous avons laissé libre cours à nos voix et à notre plaisir.
L’ombre de Max Maurey, qui dirigea longtemps le tout voisin Théâtre des Variétés, devait être parmi nous et entendre avec plaisir les “Tout ? - Tout !” qui rythment sa pièce. Théâtre dans le théâtre, condensé du théâtre bourgeois du début du XXème siècle, tous les bons petits défauts des comédiens, voilà ce que nous avons pu trouver dans les malheurs de “La délaissée”. Malgré un petit manque de rythme, imputable sans doute au difficile exercice qu’est une lecture ‘jouée’ et à l’absence des ‘jeux de scène’, nous nous sommes laissés suprendre par cette répétition de nos précurseurs-collègues. André Antoine, cher révolutionnaire du théâtre, ne nous en veuille pas de t’avoir eclipsé au profit de Robert Hossein et de son Marigny !
La folie de Tchékhov nous est (ré)apparue à la lecture de “L’ours”. Les personnages, vrais dans leurs caricatures, nous ont entraîné dans le tourbillon de leurs relations – comment dire… : tumultueuses. Chacun d’entre nous a apprécié et le texte et la lecture. Il semble que cet acte fasse décidemment partie de notre Répertoire. Peut-être bientôt en lecture publique ? Et, quand nous aurons l’emploi, pourquoi pas sur scène ? Affaire à suivre !
En attendant, nous nous retrouverons tous pour de nouvelles découvertes le 30 mai pour la lecture de “Huit femmes”, dont fut tiré le film de François Ozon.
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Pour que la délaissée rencontrât l’ours, il eût fallu qu’ils fussent nés sous la plume du même auteur… ou bien que Les Chêneaux en organisent la lecture ! Rencontre franco-russe, donc, ce mercredi 16 mai 2007 à 15h00 pétantes dans notre nouveau repère : le Pranzo, sis au 35 du boulevard Bonne Nouvelle.
Max Maurey, qui en plus d’être auteur et critique fut aussi un grand directeur de théâtre (en particulier des Variétés) et un mécène généreux, écrivit au début du vingtième siècle “La délaissée”, qui sera lue une centaine d’années plus tard par Guillaume Dumoulin, Marie-Victoire Debré, Juliette Places et Guillaume Rumiel. Une scène de couple dégénère en bruit et en violence jusqu’à faire intervenir le concierge de l’immeuble. Et là, coup de théâtre – mais je ne vous en dis pas plus…
Anton Tchekhov, que l’on connaît surtout pour ses grands drames, a eu la bonne idée d’écrire quelques pièces en un acte, dont “L’ours”, dans laquelle on voit un homme, qui se jura de ne plus jamais avoir affaire aux femmes, rendre visite (pour affaires !) à une femme qui s’est cloîtrée et retirée du monde suite à la mort de son mari. Pauline Smadja, Fabrice Perrin et moi-même aurons l’extrême plaisir de lire cette plaisanterie en un acte.
Mais, finalement, peut-être la délaissée découvrira qu’elle est avec un ours, et l’ours rencontrera la délaissée qu’il lui fallait ?… Réponse le 16 mai à 15h00 au premier étage du Pranzo !
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On déménage ! Comme nous vous l’avions annoncé lors de notre dernière lecture, nous allons dorénavant pratiquer nos activités dans un lieu plus grand et plus ouvert : le Pranzo. Situé au 35, boulevard Bonne Nouvelle, dans le deuxième arrondissement, ce restaurant des Grands-Boulevards nous rapprochera de nombreux théâtres : il se trouve juste en face du Gymnase-Marie Bell, est à deux pas du Conservatoire, et n’est pas très loin non plus des Variétés ou du Nord-Ouest (avec qui travaille déjà Webstellung, notre partenaire communication)…
L’établissement est déjà très tourné vers le théâtre, avec des serveurs qui tous sont élèves en théâtre, mais aussi avec des stands-up et des concerts organisés lors de soirées spéciales. C’est dans ce cadre que nous aurons l’honneur et le plaisir, dès la saison prochaine, d’effectuer les meilleures de nos lectures le soir, et en public !
En attendant, le Pranzo devient notre nouveau lieu de travail, et accueillera désormais nos ateliers de lecture un mercredi sur deux, toujours à 15h00, dans sa salle du haut, où nous serons entre nous – mais toujours ouverts à tous les auditeurs intéressés.
Qu’Emmanuel et David soient vivement remerciés de l’accueil chaleureux qu’ils nous font ! Comment ? Par notre enthousiasme, et notre ferveur à tous !
Les Chêneaux et le Pranzo seront ravis de vous accueillir dès le mercredi 16 mai pour fêter dignement le Théâtre avec deux merveilleuses pièces en un acte!
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Voilà le résultat de “Seul” et de “La comédie de celui qui épousa une femme muette”… dernières lectures des Chêneaux. Avant de revenir sur ce qui fut annoncé lors de cette réunion, quelques mots sur la lecture en elle-même.
“Seul” a fait l’unanimité. Tous, aussi bien lecteurs qu’auditeurs, avons été emballé par ce texte d’Henri Duvernois. La légèreté apparente du texte, l’originalité de l’intrigue, les dialogues bien menés, et surtout le format de la pièce (un acte) ont fait dire à tout le monde que c’était exactement ce qu’il nous fallait pour notre Répertoire de lecteurs. La non-visualisation de l’action a ici été ressentie comme une plus grande liberté offerte à l’auditeur.
“La femme muette”, elle, énerva tout le monde – mais c’était le but… Le style de la pièce, si particulier, proche de la farce pure, ne fut pas du goût de tous. De manière générale, les lecteurs ont pris plaisir à lire ce texte déjanté, mais les auditeurs étaient un peu sceptiques vis à vis des qualités de l’oeuvre. Anatole, pardonne à tes interprètes, qui n’ont pas su faire voir ton spectacle ! Car là, le visuel a manqué, et beaucoup d’entre nous ont pensé qu’il serait plus intéressant de voir cette pièce jouée que simplement lue. Cela étant dit, nous avons maintenant dans nos bagages une farce qui tient la route, et si nous devions offrir un jour un voyage à travers le Répertoire français, nous nous arrêterions sans aucun doute à la farce de Monsieur France.
Quant au petit discours que j’eus l’honneur de faire, et qui fut suivi de délicieux gâteaux, voici quels en étaient les principaux points, sur lesquels je reviendrai dans de très prochains messages : 1° nous déménageons, du Zig-Zag au Pranzo, situé sur les Grands Boulevards ; 2° nous organiserons, dès le début de saison prochain, des lectures publiques dans notre nouvel établissement ; 3° afin d’entrer dans un cadre strictement légal, nous demandons maintenant à nos membres de régler leur cotisation (vingt euros).
Notre groupe toujours s’agrandit, notre travail toujours s’améliore, et notre volonté porte ses fruits !
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La prochaine lecture des Chêneaux, qui nous permettra d’entendre “Seul”, de Henri Duvernois, et “La comédie de celui qui épousa une femme muette”, d’Anatole France, aura lieu, tenez-vous bien, dans le salon souterrain du Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, mercredi 2 mai, à 15h00.
Tibor Radvanyi nous lira les didascalies de ces deux pièces, séparées par un court entracte.
Au programme, donc, deux auteurs très peu lus aujourd’hui, qui accédèrent pourtant à une grande notoriété de leur vivant. Et deux styles très différent : le quotidien très parlé, et l’ampoulé grandiloquent ; deux théâtres différents, qui devraient se rejoindre dans le sourire du public.
Comme vous l’avez pu lire dans notre dernière lettre, cette lecture sera également pour nous l’occasion de vous faire part d’une nouvelle décisive pour notre association, ainsi que de nous réjouir autour de sucreries… un peu après l’heure du goûter.
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Un peu plus de cent ans après sa création par, entre autres, Mme Simone et Lucien Guitry, Les Chêneaux firent en sorte, en ce dix-huitième jour d’avril deux mille sept, que leurs membres redécouvrent “Le voleur”, un drame psychologique en trois actes d’Henry Bernstein.
Pour la première fois, la lecture a pu profiter de la présence d’un auditoire conséquent et vierge, beaucoup de spectateurs assistant à leur première lecture des Chêneaux. Non seulement le groupe s’étend, grâce à la participation active de certains de ses membres – qu’ils en soient remerciés – mais cela nous permet surtout de constituer un réel Echange, principe fondamental et primordial du théâtre. Cette collaboration sympathique entre les deux parties (lecteurs et auditeurs) a été encore accentuée par deux nouveautés à nos lectures:
Après une brève présentation de l’auteur et de “son” théâtre, un premier acte quelque peu long, un entracte bien mérité, et deux actes plus enlevés, nous avons entamé notre tour de table habituel, qui a mené à de nombreuses réflexions dont voici les principaux points :
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Un drame psychologique bourgeois, qui apporta en 1906 la célébrité à son auteur, Henry Bernstein, sera à l’affiche de notre prochaine lecture, mercredi 18 avril, à 15h00, au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V.
“Le voleur” nous apporte, sur bien des points dont nous parlerons ensemble, un témoignage précieux sur le théâtre du début du XXème siècle. Si le drame est bien “bourgeois”, on sent profondément l’empreinte d’André Antoine, qui “découvrit” Bernstein, et de son naturalisme. Classé ensuite, avec Courteline et Renard, parmi les réalistes, en opposition au flamboiement de Rostand, Bernstein annonce par certains aspects de ses oeuvres le symbolisme. C’était un auteur bien de son temps. Plongeons dans l’après affaire Dreyfus…
Un couple, en villégiature avec un jeune couple d’amis, s’aperçoit avec stupeur qu’il est victime de vols répétés. Le mari décide donc de faire venir un détective afin de découvrir qui est le voleur…
Les hôtes seront lus par Tibor Radvanyi (Raymond) et Julie Laffont (Isabelle), et seront accompagnés par un invité mystérieux, Guillaume Dumoulin (M. Zambault), leur fils, Damien Monney (Fernand), et leurs deux amis, Eve Dufaud (Marie-Louise, créée par Mme Simone) et Guillaume Bienvenu (Richard, créé par Lucien Guitry). Quant à moi, j’essaierai de vous faire visualiser l’action en lisant les didascalies.
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On s’est d’abord demandé s’il fallait faire une pause après le deuxième acte, et, une fois lancé dans la lecture, la question ne faisait plus de doute… non! L’oeuvre de Roger Vitrac a fait l’unanimité, malgré une lecture un peu desordonnée par l’interpretation. Chacun avait une idée precise de celle-ci, et malheureusement pas toujours la même. Ce qui a donné un resultat, plutôt, disons… original !
Nous avons donc tous conclus, qu’il fallait se reunir, impérativement, une ou deux fois, avant les lectures, pour pouvoir se mettre d’accord sur la “note” de la pièce, afin de se sentir à l’aise avec ses partenaires et de donner un même ton à la pièce! Chaque interprétation était, malgrè tout, très intéressante, et reussie!
Un grand MERCI à Grégoire pour nous avoir fait découvrir cette pièce magnifique et tellement, malgré l’absurde, dramatique. Et merci a tous pour votre indulgence envers la maitresse de cérémonie!!
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Dans le cadre des lectures de la Huchette, Guy Moign dirigera une lecture d’une pièce de Matéi Visniec, “Les détours Cioran ou Mansarde à Paris avec vue sur la mort”, le lundi 9 avril à 14h30, au théâtre de la Huchette (23, rue de la Huchette, Paris V, M° Saint-Michel).
Participeront à cette lecture Guillaume Bienvenu, Stéphanie Chodat, Denis Daniel, Emmanuel Delivet, Guy Moign et Nell Reymond.
C’est avant tout une pièce sur la mémoire. Sur la mémoire d’un certain Monsieur Cioran qui, un jour, en sortant des éditions Gallimard, oublie le chemin de retour à la maison… Cette pièce parle aussi du rôle du philosophe dans la cité, de son devoir de lucidité dans un monde hanté par tous les totalitarismes, de l’Etranger qui traverse les frontières des cultures pour les enrichir toutes… Et puis il y a aussi ce regard sur l’homme et ses contradictions à travers un siècle, le siècle passé, qui a été particulièrement meurtrier. Un siècle qui nous a laissé des questions auxquelles un certain Monsieur Cioran, apatride d’origine roumaine, a répondu par la démolition de toute idée susceptible de sauver l’humanité.
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La prochaine lecture des Chêneaux, qui aura lieu le mercredi 4 avril à 15h00 dans la cave du Zig-Zag (32, rue des Carmes, Paris V), sera l’occasion d’entendre “Victor ou les enfants au pouvoir”, une pièce de Roger Vitrac.
Cette pièce, créée en 1928 par la troupe du Théâtre Alfred Jarry dans une mise en scène d’Antonin Artaud, sera pour nous l’occasion d’entendre Grégoire de Carolis (Victor), Paul-Edouard Gondart (Charles), Marie-Victoire Debré (Emilie), Diane Esombé (Lili), Julia Steurer (Esther), Tibor Radvanyi (Antoine), Juliette Places (Thérèse), Guillaume Dumoulin (le Général), Jessica Melkon (Ida Mortemart et Maria), Fabrice Perrin (le Docteur), et Eve Dufaud qui lira les indications de l’auteur.
C’est sans doute la pièce de théâtre la plus représentative du mouvement surréaliste. Victor est une tragédie burlesque, tout à la fois potache et métaphysique, une fable inspirée, une farce. La pièce fusionne avec l’esprit jusqu’au-boutiste de son héros de neuf ans qui, tel un marionnettiste du réel, manipule, dénonce, fracasse, et choisit finalement son destin. La fête d’anniversaire tournera au délire et au désastre.
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La police, la justice, l’Eglise, la médecine psychiatrique… sont tombées sous les attaques en règle menées par Dario Fo, par l’intermédiaire du Fou de la “Mort accidentelle d’un anarchiste”. Pièce résolument engagée à gauche, comme son auteur, elle garde cependant, avant la propagande, sa qualité de spectacle. A travers la dénonciation du système, nous avons beaucoup ri !
Il nous a été possible, grâce à un rythme très soutenu, de “voir” la pièce en l’entendant. Et c’était très important, vu l’importance du jeu “hors-texte”. Le théâtre de Dario Fo, qui trouve indéniablement ses racines dans la commedia dell’arte et dans ses premiers monologues (qu’il allait jouer devant les usines, pour les ouvriers), est en effet un théâtre très visuel, de gag, burlesque parfois, et qui s’appuie énormément sur les prouesses de jeu et sur la relation directe avec public.
Une réaction unanime : quel plaisir cela doit être de jouer ça !
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Cette comédie de Dario Fo créée le 5 décembre 1970 à Varèse, raconte un fait réel survenu en 1921 en Amérique. Un anarchiste nommé Salsedo, un émigré italien, “passa” par la fenêtre du 14ème étage du commissariat central de New-York. Le chef de la police déclara qu’il s’agissait d’un suicide. Il y eu une première enquête, puis une contre-enquête menée par la magistrature au cours de laquelle on découvrit que les policiers avaient littéralement flanqué l’anarchiste par la fenêtre pendant l’interrogatoire.
C’est cette contre-enquête sur la “Mort accidentelle d’un anarchiste” que Dario Fo a remaniée ici, et que nous lirons pour notre plus grand bonheur ! Nous entendrons un Préfet de police (Grégoire de Carolis), un premier commissaire (Guillaume Rumiel), un second commissaire (William Demarcy), deux agents (Damien Monney, qui a le don d’ubiquité), une journaliste (Marie-Victoire Debré), et, pour faire parler tout ce beau monde, un fou (Guillaume Bienvenu). Les ô combien importantes indications scéniques seront lues par Jessica Melkon.
Rassurez-vous, la lecture se déroulant dans la magnifique cave voûtée du Zig-Zag, 32, rue des Carmes, dans le 5ème, le mercredi 21 mars à 15h00 à la montre du fou, rassurez-vous – disai-je – personne ne passera par la fenêtre !
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Deux actes et quelques poèmes nous ont ravis ! Ces histoires d’amour, de couples et de coups nous ont touchés, et chacun a pu se reconnaitre dans cette écriture centenaire. Comme on pouvait s’y attendre, ce genre de problème, même si les contextes changent, est éternel !
Le format des pièces en un acte, et surtout des pièces comiques, nous apparaît de plus en plus comme le mieux adapté à notre activité, et comme le plus susceptible de “passer” sur des formats strictement audios (enregistrements, radio…). L’action étant concentrée, le spectateur se concentre lui-même, car rien n’est superflu. De plus, ce format a été à un moment très répandu, et nous avons un riche répertoire à exploiter.
Apportez vos actes isolés !
Cette lecture a également été pour les lecteurs l’occasion de se heurter au problème du volume sonore…
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La prochaine lecture des Chêneaux aura lieu le mercredi 7 mars à 15h00 au Zig-Zag, 32, rue des Carmes.
Et nous entendrons parler de couple, de couple, et encore de couple. De couple fin-de-siècle. C’est fou ce qu’on parlait d’amour à cette époque ! enfin… d’amour…
Donc, nous lirons deux pièces en un acte et quelques poèmes entre les deux.
Lecture particulièrement recommandée aux célibataires, qui trouveront là une juste vengeance à tous leurs maux : les maux du couple !
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Hoplà ! Nous y sommes arrivés, sains et saufs, simplement légèrement assoiffés… mais l’esprit repu. Quatre heures de lecture : quatre heures de découverte, de suspens, de plaisir ! A vrai dire, c’était un pari osé que d’organiser la lecture de cette pièce dans laquelle évoluent une trentaine de personnages. Mais le pari a été relevé et tenu, haut la main. Ce qui aurait pu devenir fastidieux ne l’a pas été, grâce à l’implication de chacun des lecteurs.
Si certains d’entre nous avaient un texte plus que long à lire, d’autres n’avaient, au fil de la pièce, que de brèves - mais primordiales - interventions. Heureusement pour nous et pour la pièce, chacun était prêt à intervenir, et enthousiaste. On était motivés, quoi !
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La lecture de “Nekrassov”, de Jean-Paul Sartre, aura bien lieu demain, mercredi 21 février, au Zig-Zag, 32 rue des Carmes, dans le 5ème.
Farce-satire, en huit tableaux, cette pièce nous permet, pour la première fois, de reunir 16 lecteurs. Vous pourrez y entendre (dans le désordre !) : Paul-Edouard Gondart, Juliette Places, Gregoire de Carolis, Stephane Peyran, Chloé Hollings-Plot, Tibor Radvanyi, Fabrice Perrin, Ariane Bassery, Lahcen Razzougui, Daphné de Mangoux, Guillaume Rumiel, Jeanne Scotte, Guillaume Bienvenu, Marie-Victoire Debré, Julia Steurer et Eve Dufaud.
Nous espérons, encore une fois, vous retrouver nombreux à cette nouvelle lecture, qui promet…
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… et ce qui est à faire sera fait !
Voici la liste des pièces lues jusqu’à maintenant au cours des lectures organisées par les Chêneaux (par ordre chronologique) :
Des lectures, donc, résolument orientées vers le Répertoire du XXème siècle, avec quelques classiques qu’on connaît-sans-les-connaître, et quelques pièces tombées aujourd’hui dans l’oubli et que nous nous efforçons de sortir de l’ombre…
De nombreuses personnes ont participé à ces lectures, parmi lesquelles : Alexandra Bansch, William Beaudenon, Laetitia Bisch, Jonathan Bizet, Jean-Laurent Bourel, Christoph Cayre, Maxime d’Aboville, Stéphanie Daniel, Grégoire de Carolis, Eve Dufaud, Guillaume Dumoulin, Judith Ejnès, Paul-Edouard Gondart, Julie Laffont, Daphné de Mangoux, Jessica Melkon, Damien Monney, Nicolas Nova, Juliette Places, Fabrice Perrin, Stéphane Peyran, Solène Ramey, Farid Rezgui, Guillaume Rumiel, Anne-Louise de Ségogne, Pauline Smadja, Charline Tacquet, Marie Utreh, Yann Verburgh, Tereza Xavier… et, bien sûr, vos serviteurs, Guillaume Bienvenu et Julia Steurer.
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Animés depuis Janvier 2007 par Guillaume Bienvenu, Les Chêneaux sont une association loi 1901 à visée théâtrale, organisant des lectures publiques, des ateliers et des enregistrements radiophoniques. Elle s'intéresse tout particulièrement aux textes modernes, qu'ils figurent en première ligne des répertoires traditionnels ou qu'ils aient été négligés par leurs contemporains.
Auriez-vous la moindre question sur notre association ou ses activités, n'hésitez pas à nous . C'est toujours avec plaisir que nous vous répondrons.
Vous pouvez consulter les archives des Chêneaux depuis le mois de Février 2007. Souhaiteriez-vous que nous parlions d'un événement qui vous est cher sur le journal de l'association, n'hésitez pas à nous .